Cancer du sein, l'innovation au service des habitants

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Retour sur la visite au Centre Antoine Lacassagne où une présentation d’un équipement innovant utilisé dans le traitement des cancers mammaires a été faite.

Image en taille réelle, .JPG 2.0Mo fenêtre modale Visite au centre Lacassagne de Nice le 10/11/2016 où une présentation d'utilisation innovante d'équipement a été faite. © Département06

Alors que vient de s’achever le mois d’Octobre Rose, dédié à la lutte contre le cancer du sein, Eric Ciotti, Député, Président du Département des Alpes-Maritimes, s'est rendu, jeudi 10 novembre 2016, au Centre Antoine Lacassagne pour la présentation d’un équipement utilisé de manière innovante dans le traitement des cancers mammaires, en présence du Professeur Joël Guigay, Directeur général du Centre Antoine Lacassagne, et du Professeur Emmanuel Barranger, Chef du Pôle de chirurgie oncologique, générale, gynécologique et mammaire au Centre Antoine Lacassagne.

Le Département, engagé dans la lutte contre le cancer du sein

Chaque année en France, 48 000 nouveaux cas de cancers du sein sont recensés. L’efficacité des traitements va croissant et aujourd’hui 80 % des cancers du sein sont guéris, soit 4 cancers sur 5. Néanmoins, le cancer du sein reste la forme de cancer la plus répandue chez les femmes mais aussi la plus meurtrière puisqu’il fait près de 12 000 victimes par an.

Dans les Alpes-Maritimes, le Centre Antoine Lacassagne a fait le choix de se porter aux avants postes de la lutte contre ce fléau.

L’équipement de cœlioscopie 3D présenté, mais surtout l’utilisation particulièrement innovante qui en est faite, en sont une nouvelle illustration.

Dans le cadre de l’appel à projets santé 2014/2015, le Département a financé l’acquisition de ce matériel de cœlioscopie 3D à hauteur de 121 009 €.

Ce soutien témoigne de la priorité donné par le Département à la lutte contre le Cancer du sein, et qui se concrétise par le financement de matériels de pointe, mais également par une action forte en faveur de la prévention et du dépistage.

Un équipement de pointe 

Initialement destiné à des opérations de chirurgie cancérologique gynécologique, cet appareil, qui permet de guider le chirurgien pendant l’intervention avec une précision extrême, a été adapté par le Pr Emmanuel BARRANGER, pour la première fois en France,  à la chirurgie cancérologique mammaire.

Désormais, les patientes atteintes du cancer du sein peuvent ainsi bénéficier des atouts de cette technique de chirurgie minimalement invasive et ultra précise, avec :

  • Une durée d’intervention diminuée par 3 ;
  • Une cicatrice considérablement réduite par rapport à la chirurgie conventionnelle ;
  • Une durée d’hospitalisation limitée ;
  • Pour les patientes nécessitant une reconstruction mammaire : une nette amélioration des résultats esthétiques atténuant le choc psychologique après une chirurgie destructrice.

Déjà 7 interventions ont eu lieu à Nice avec des résultats extrêmement prometteurs et une nette amélioration de la qualité de vie des patientes.

Agir pour un dépistage précoce

Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. 

Grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers du sein sont décelés alors qu'ils mesurent moins de 2 cm.

Ce niveau de détection permet d'atteindre de très hauts taux de guérison, aux alentours de 90%, tout en réduisant considérablement l'agressivité des traitements appliqués.

Le département des Alpes-Maritimes a été l’un des premiers à mettre en place le dépistage organisé du cancer du sein dès 1989, bien avant sa généralisation au plan national en 2004.

En 10 ans (2003 à 2013) plus de 500 000 mammographies ont été réalisées, 2 563 cancers ont été détectés dont 213 en deuxième lecture. 

Pour la campagne 2014/2015, 71 411 mammographies ont été réalisées, pour une population cible de 169 393 femmes de 50 à 74 ans, soit un taux de participation de 42,2 %.

Un taux plus faible que la moyenne nationale, qui s’explique principalement par le fait que de nombreuses femmes ont recours au dépistage individuel.

Un choix respectable, mais qui prive souvent ces personnes du bénéfice d’une deuxième lecture, ce qu’offre le dépistage organisé. En effet, 6 à 7 % des cancers dépistés dans le cadre du dépistage organisé, ne sont mis en évidence qu’après une deuxième lecture. C’est pourquoi la participation au dépistage organisé d’un plus grand nombre de personnes des tranches d’âge concernées reste un combat permanent.

Ainsi l’objectif fixé par l’APREMAS avec le Conseil départemental est d’atteindre un taux de participation de 65% à 70% des femmes de 50 à 74 ans.

Pour l’atteindre, le Conseil départemental se mobilise en matière de prévention et d’information en allant à la rencontre de la population, grâce au bus information cancers qui sillonne les communes du département pour inciter aux dépistages. Le Département s’investi également pour toucher davantage les populations défavorisées, qui sont les moins enclines à se faire dépister. Les travailleurs sociaux du Conseil départemental sont formés et mobilisés dans ce but.