Mieux circuler dans les Alpes-Maritimes

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Le Département des Alpes-Maritimes et la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis lancent une étude des mobilités sur le secteur de Sophia Antipolis dont une première étape de comptages routiers

Le Département des Alpes-Maritimes et la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, conscients des difficultés croissantes de circulation liées à l'augmentation du trafic, à la multiplicité des échanges et des fonctions du site d’Antibes Nord et de la technopole, ont conventionné à l’automne 2017 afin de réaliser une étude de faisabilité portant sur l’amélioration des conditions de circulation et d’échanges tous modes confondus au territoire de la CASA, et notamment à destination de la technopole de Sophia Antipolis.

En effet, avec les modifications apportées par la loi NOTRE, depuis le 1 janvier 2017, les zones d'activités économiques relèvent désormais de la compétence des communautés d’agglomération. C'est pourquoi, en raison de l’intérêt commun du Département et de la CASA, cette étude est réalisée dans le cadre d’une convention de co-maîtrise d’ouvrage par ces deux collectivités.

Les études de faisabilité précédentes avaient conduit à la signature en 2012, d’un protocole d’accord relatif au lancement d’un programme d’investissements majeurs autour de l’A8, entre le Département, la CASA, les communes d’Antibes, Valbonne, Vallauris et d’Escota. Les travaux et financements inscrits dans ce protocole sont aujourd’hui pratiquement tous terminés ou programmés à court terme. Il conviendra donc de signer un nouveau protocole d’investissements, sur la base d’études de trafic récentes et de propositions d’aménagements complémentaires, tous modes confondus (véhicules légers, transport en commun, piétons vélos, parkings de covoiturages, parkings relais, etc…) afin de prendre en compte les nouveaux projets urbains, commerciaux et d’infrastructures à l’étude, différés ou abandonnés.

Ainsi, une consultation a été lancée afin de choisir le prestataire en charge des nouvelles études, au cours du premier semestre 2018. Le marché signé fin juin et d’un montant de 360 000 € TTC, est cofinancé à hauteur de 50 % respectivement par la CASA et le Département.

L’étude a débuté en juillet par l’actualisation des données socio-économiques, urbanistiques et environnementales. Elle se poursuit actuellement par l’étude trafic qui comprend à l’automne une vaste campagne de comptages routiers avec une enquête des origines et destinations.

Les premières propositions d’aménagements seront présentées au cours du premier semestre 2019 et seront suivies par une modélisation des projets dans le modèle multimodal des déplacements des Alpes Maritimes, afin d’en analyser leurs effets.

La signature d’un nouveau protocole d’investissement sera conclue à l’issue de la présentation des solutions retenues aux collectivités territoriales et des accords de cofinancement.

Pour Charles Ange Ginésy

Mon engagement pour résorber progressivement les points noirs routiers et réoxygéner le trafic de nos concitoyens passe par la nécessité de repenser la route autrement : une circulation plus fiable et plus connectée s’inscrivant pleinement dans les deux ambitions du Département : le SMART Deal et le GREEN Deal. Pour ce faire, nous avons engagé avec le Département des Alpes-Maritimes une grande concertation citoyenne afin d’élaborer un nouveau schéma de mobilité destiné à répondre au mieux aux problématiques de circulation de notre territoire.

Pour Jean Leonetti

L’attractivité et le dynamisme de Sophia Antipolis n’est plus à démontrer : ce sont près de 38 000 salariés, 5 500 étudiants et 4 500 chercheurs qui se déplacent au cœur de la 1ère technopole d’Europe. Ces déplacements, au nombre de 30 000 chaque matin et chaque soir, majoritairement réalisés en voiture particulière, génèrent quotidiennement de nombreux bouchons. La Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis œuvre à la création d’une nouvelle mobilité de demain autour d’un nouveau partage de la route et de mesures innovantes. Le plan de déplacement doit rendre possible des alternatives au « tout voiture » : le projet de bus-tram à l’horizon 2019, un réseau de transport en commun en constante évolution, un renforcement du plan vélo, un réseau de covoiturage dynamique, l’implantation sur tout le territoire de bornes de recharges pour véhicules électriques… Mais aussi, en offrant la possibilité à ses habitants d’ouvrir la discussion comme par exemple sur la mise en œuvre d’horaires décalés. L’enjeu de cette étude des mobilités, menée en concertation avec le Département des Alpes-Maritimes, est de tendre vers un nouveau schéma des déplacements sur le territoire de Sophia Antipolis pour répondre aux besoins de ses habitants et salariés.