PROLONGEE JUSQU'AU 23 AVRIL 2017

Saison coréenne au musée départemental des Arts asiatiques

Jeune | En famille | En situation de handicap | En activité | Senior | En visite dans le 06 | Musée des Arts asiatiques | Culture | Loisirs | Tourisme | Sortir

Mis en ligne le

Du 30 mai au 7 novembre 2016, une saison coréenne exceptionnellement riche avec 3 expositions à l'honneur

Image en taille réelle, .JPG 2.2Mo fenêtre modale Affiche "Saison coréenne" au musée départemental des Arts asiatiques © Département06

Avec le musée des Arts asiatiques, lieu d’ouverture, de rencontres et d’échanges, le Département des Alpes-Maritimes a pour ambition d’établir un pont entre la culture occidentale et l’Asie. Il ne pouvait donc pas manquer le rendez-vous des Années croisées qui célèbrent les 130 ans du traité d’amitié et de commerce entre la France et la Corée, marquant le début des relations diplomatiques entre nos deux pays.

Dans le cadre de l’année de la Corée en France, le musée départemental des Arts asiatiques propose, du 30 mai au 7 novembre 2016, une saison coréenne, exceptionnellement riche : trois expositions, des conférences, des ateliers de savoir-faire typiquement coréens et un cycle de cinéma destinés à faire découvrir la culture du pays du matin calme, avec des productions traditionnelles ou plus actuelles.

Entrée libre.

« Kokdu, compagnons de l’âme »

A voir du 30 mai au 7 novembre, en partenariat avec le musée du Kokdu à Séoul.

Cette exposition  séduira les familles par ses œuvres insolites : de petites figurines de bois, autrefois utilisées lors des funérailles traditionnelles, figurant des personnages, des fleurs, des animaux réels ou surnaturels… Loin d’être tristes, ces  statuettes de bois colorées, aux expressions naïves, ludiques ou sérieuses, selon le rôle qui leur était dévolu, étaient chargées de veiller sur les défunts et d’apporter la consolation aux familles. Les kokdu, véritables guides spirituels, accompagnaient l’âme du défunt sur le chemin de la sérénité.

« Intérieur coréen », oeuvres d'In-Sook Son

A voir du 30 mai au 7 novembre, en partenariat avec le musée national des Arts asiatiques  - Guimet et la Yewon Silgrim Art and Culture Foundation à Séoul.

Une exposition qui met à l’honneur l’art des femmes en Corée, et plus particulièrement les œuvres textiles d’In-Sook Son, une artiste dont le regard résolument moderne valorise une pratique traditionnelle. L’artiste invente de nouvelles techniques de broderie comme le silgrim, une véritable peinture sur soie. Elle réinterprète les pojagi, pièces de tissu utilisées pour envelopper les objets, en les encadrant tels des tableaux. Sous ses doigts le hanbok, costume traditionnel, devient une véritable oeuvre ornée de noeuds décoratifs, les norigae, revisités par l’artiste. Sa créativité s’exprime aussi avec le hwarot, la robe de mariage traditionnelle, ou encore par une nouvelle conception des meubles, où la marqueterie habituelle est remplacée par des broderies.

« Apesanteur enchantée »

A voir du 30 mai au 12 septembre, en partenariat avec la Fondation Seund Ja Rhee à Séoul et l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne (UMAM).

Enfin, le Département se devait de rendre hommage à l’immense créatrice Seund Ja Rhee qui résida plus de cinquante ans sur la Côte d’Azur. Première artiste coréenne à avoir pratiqué l’art abstrait, elle reste la seule représentante de son pays au sein de l’École de Paris. Née en Corée en 1918, elle découvre la France dans les années 1950 puis s’installe à Tourrettes-sur-Loup où elle fait construire un atelier aux formes singulières, à l’image des motifs récurrents de sa peinture. Avec l’exposition « Apesanteur enchantée », le musée départemental des Arts asiatiques propose une sélection d’oeuvres de cette plasticienne à la renommée internationale, qui a marqué l’histoire de l’Art par ses peintures, gravures, céramiques et bronzes. L’artiste, aussi moderne qu’ancrée dans la tradition, nous offre son univers très personnel, ses représentations du monde qui semblent échapper à la pesanteur et qui entrainent le spectateur, l’invitant à hausser son regard au plus loin, pour y découvrir l’univers et ses splendeurs insoupçonnées.