Signature le 9 octobre 2014, du PAPI Riou de l'Argentière

Aménagement du territoire | Environnement

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Un Programme d’Actions pour la Prévention des Inondations

Image en taille réelle, .JPG 1.1Mo fenêtre modale Prévention des inondations © CG06

Le département des Alpes-Maritimes est particulièrement exposé aux inondations, avec 139 communes concernées par ce risque.

Les zones littorales, qui constituent l’embouchure des fleuves côtiers (Siagne, Brague, Loup, Cagne, Paillon et Var) sont les plus touchées du fait de leur urbanisation et des enjeux importants qui y sont concentrés. Sur ce territoire, les communes ont constitué localement des syndicats intercommunaux de gestion des cours d’eau calqués sur les bassins versants (SISA, SIFRO, SIVL, SIP, SIBC) qui jouent un rôle en matière de prévention et gestion des inondations. Ailleurs ce sont les communes qui sont directement en charge de ce risque à l’exception du fleuve Var qui est géré par le Département.

Le Programme d’Actions pour la Prévention des Inondations (PAPI) sur le Riou de l’Argentière a été mis en œuvre suite au nouvel appel à projets de la circulaire du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, du Transport et du Logement en date du 12 mai 2011. Ces PAPI seconde génération imposent que les nouveaux projets de travaux soient justifiés hydrauliquement mais aussi d’un point de vue économique et environnemental.

Le projet concerne le bassin du Riou de l’Argentière en région PACA, bassin versant à cheval sur les départements du Var et des Alpes Maritimes. Les communes concernées par le périmètre du projet sont Mandelieu-La Napoule ; Fréjus, les Adrets de l’Esterel ; Tanneron. La commune concentrant les enjeux (aval du bassin versant) est Mandelieu-La Napoule.

La configuration du bassin versant de l’Argentière (pentes fortes, érosion des berges, transport sédimentaire) favorise une montée de crues extrêmement rapides et violentes, crues « éclair » aptes à surprendre la population.

Trois grands types d’actions sont préconisés pour faire face à cette caractéristique :

  • ralentir les crues (par des zones d’expansion, des ouvrages de ralentissement dynamique, maîtrise des ruissellements…),
  • mettre en place un système de prévision et d’alerte afin d’anticiper l’effet de surprise et d’alerter les populations concernées le plus rapidement possible,
  • sensibiliser la population riveraine à grande échelle à ce risque, qui demande des réactions rapides de la part des personnes.

La présente convention, qui a été signée le 9 octobre 2014, concerne la période 2015-2019. En s’engageant à soutenir ce projet de prévention des inondations, les acteurs cosignataires affirment leur volonté de réduire de façon durable les dommages aux personnes et aux biens consécutifs aux inondations en mettant en oeuvre une approche intégrée de prévention des inondations.