Riviera Palace

En 1898, l’hôtel est construit par Georges Chédanne pour une société de wagons-lits étant notamment propriétaire de l’Orient Express. Côté de la mer, le devant du bâtiment se dénote.

Image en taille réelle, .JPG 568Ko (fenêtre modale)|Route des jardins - Riviera Palace - Beausoleil© CG06

En effet, l’ocre de la façade contraste avec la terrasse ornée de majoliques bleues posées sur les balustrades. Le panorama d'une hauteur de cent-quatre-vingts mètres s’étend de Saint-Jean-Cap-Ferrat aux caps italiens.

Les orangers et les caroubiers de ce belvédère sont accompagnés d’un parc très dénivelé de rocailles artificielles. Auparavant, un train à crémaillère permettait d’arriver directement au casino de Monte-Carlo. De l’autre côté, une serre monumentale, créée par Gustave Eiffel, protège les hivernants du froid et de la pluie lors de leurs somptueuses fêtes. Une ossature métallique soutient  cet espace de neuf-cent mètres carrés. Elle renferme de nombreuses plantes tropicales disposées dans des jardinières ou des poteries.

On pourrait opposer que le climat de la Riviera ne nécessite pas ce type de grande serre, mais quelques journées pluvieuses ou très fraîches pouvaient attrister le séjour des hivernants et, à la Belle Époque, les jardins vitrés faisaient partie des aménagements des palaces hôteliers. Et puis la nuit tombe tôt en hiver. Il nous reste à imaginer les soirées où de multiples lumières artificielles jouaient sur les palmes et feuillages de teintes et de découpes différentes des plantes subtropicales, disposées dans des jardinières ou des poteries de céramique brillante ornant les tables, sans oublier le chatoiement des fleurs rares.