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Plan départemental de soutien aux victimes de l’attentat de Nice

Le Département des Alpes-Maritimes aux côtés des enfants et familles, blessés ou témoins, de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice

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Les enfants, très nombreux le soir de l’attentat le 14 juillet à Nice, sont particulièrement victimes de ce drame.
Un tel événement peut produire des conséquences post-traumatiques importantes pour les familles et les enfants qui en ont été les témoins. Ces conséquences peuvent se manifester jusqu’à plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’exposition à la scène traumatique. Elles peuvent prendre la forme d’angoisses chez l’enfant, d’insomnies ou d’agitations nocturnes, mais également de prostration ou de dépression.

En complément de l’aide de l’Etat, Eric Ciotti, Député-Président du Département des Alpes-Maritimes, a donc souhaité que le Conseil départemental, dans le cadre de sa compétence en matière de protection maternelle et infantile ainsi que de protection de l’enfance, aille plus loin en adaptant son dispositif social. Un plan d’action rapide, ambitieux et coordonné pour accompagner les familles et les enfants, victimes et témoins de l’attentat , a été décidé.

Ce plan d’action se compose de 4 mesures, visant à prendre en charge, dans la durée, les conséquences post-traumatiques de ces personnes.

1- Création d’une cellule d’écoute et d’accompagnement dédiée aux enfants et aux familles

  • un lieu d’écoute et de diagnostic, grâce à la présence des professionnels de la petite enfance, de la jeunesse et des familles (psychologues, médecins, éducateurs spécialisés, assistantes sociales) du Département ;
  • une information sur l’ensemble des dispositifs de droit commun ;
  • une orientation sur les dispositifs d’aide aux victimes (soutien psychologique et juridique) ;
  • la mobilisation du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infrastructures (FGTI).

2- Mise en place d'un accompagnement collectif des familles

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Organisation de groupes de paroles et d’écoute à l’Ecole des Parents de Nice et du Cannet, en partenariat avec l’Unicef.

3- Mise en place d’une unité de psychologues spécialisés

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Ces psychologues spécialisés seront spécifiquement formés à la gestion des situations post-traumatiques.

4- Accompagnement des professionnels de l’enfance, de la protection maternelle et infantile jusqu’à la protection de l’enfance

Une campagne d’information et de sensibilisation sur les troubles post-traumatiques rencontrés chez les mineurs sera menée en direction des professionnels de la petite enfance (ASE, lieux accueils petite enfance et assistants maternels) et de ceux qui ont en charge les enfants confiés au Département au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Le Département exprimera également toute sa solidarité, dans cette épreuve, avec les enfants devenus orphelins de père ou de mère, lors de cet attentat

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A cet effet, un dispositif spécifique de soutien est proposé afin d’apporter une aide matérielle aux enfants ayant un lien avec le Département, qui ont perdu un parent lors de l’attentat.

La qualité de pupille du département sera accordée aux enfants orphelins de père ou de mère, ou de tuteur légal. A ce titre, une allocation mensuelle de 500 euros sera versée, sous vérification des conditions d'éligibilité lors de l'examen du dossier, au détenteur de l’autorité parentale jusqu’à la majorité de l’enfant.

Au-delà de ce plan d’action, le Département s’engage à mobiliser toutes les aides individuelles présentes dans le règlement départemental d’action sociale pour venir en aide aux victimes qui en exprimeraient le besoin.