L'eau douce et la mer...

Le flottage

Aucun cours d’eau des Alpes-Maritimes ne permet la navigation. Toutefois le Var, la Tinée, la Vésubie, l’Estéron et la Roya ont été jusqu’au XIXe siècle de précieux auxiliaires pour le transport du bois jusqu’à la côte.

La montagne était totalement dépourvue de voies carrossables permettant d’accéder aux grands massifs forestiers dont l’exploitation constituait une importante source de revenus pour les communautés.

L’extraction était extrêmement difficile, il fallait conduire les troncs par des chemins de tire à flanc de montagne, traînés par des bœufs ou les lancer au moyen de glissoirs jusqu’au bord des torrents. Ils poursuivaient leur trajet dans des chenaux de descente en établissant des écluses de chasse.

Une fois dans les cours d’eau principaux, en profitant généralement des plus hautes eaux au printemps ou à l’automne, les bois continuaient leur périple et étaient ensuite rassemblés au niveau de Bonson au débouché des clues de la Mescla pour être conduits en radeaux sur le cours inférieur du Var jusqu’à Nice ou Saint-Laurent.

Pourtant le flottage suscitait de plus en plus de plaintes. En 1882 la commune de Breil s’insurgea contre la poursuite du flottage qui causait des dégâts lors de crues en détruisant les canaux des usines et en endommageant considérablement les propriétés. A la fin du XIXe siècle, l’usage du flottage régressa progressivement et tomba rapidement en désuétude.

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