L'eau douce et la mer...

L’eau, frontière naturelle

Les litiges sur les confins des Etats étaient souvent source de conflit. Aussi la recherche de lignes de démarcation incontestables conduisit à recourir à des repères géographiques aussi peu contestables que possible, montagnes et fleuves formant non seulement des éléments naturels mais aussi des moyens de protection.

Depuis la scission de la Provence en 1388, le sort des armes avait conduit de façon aléatoire les communautés limitrophes du Var et de l’Estéron dans l’un ou l’autre des Etats frontaliers, le royaume de France héritier du comté de Provence, et le royaume de Piémont-Sardaigne auquel appartenait le comté de Nice.

Au XVIIIe siècle, la frontière était considérée comme une zone de rencontre d’intérêts économiques concurrents franchie par les marchandises ce qui justifiait une surveillance accrue pour se prémunir contre la contrebande.

Précédé par un travail de terrain et de cartographie considérable, le traité signé à Turin le 24 mars 1760 fut un modèle de traité des limites du XVIIIe siècle qui échappait aux traditionnels remaniements de frontières auxquels aboutissaient la plupart des guerres.

Opérations de police à l’encontre des contrebandiers, règlements de litiges de pâturages, continuité des communications ont guidé les tractations qui ont régularisé le tracé sur le cours du Var et de l’Estéron.

 

 

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