Chapelle Saint Sauveur - Île Saint-Honorat, Cannes

Image en taille réelle, .JPG 33Ko (fenêtre modale)|chapelle st sauveur© DR

Image en taille réelle, .JPG 29Ko (fenêtre modale)|Chapelle st sauveur de l’île Saint-Honorat© DR

La chapelle Saint-Sauveur est une des sept chapelles de l’île Saint-Honorat situées sur le pourtour de l’île.
Ces chapelles devaient participer à une liturgie stationnale (pèlerinage autour de l’ile avec station dans chacune des chapelles).

L’intérieur de la chapelle et l’extérieur immédiat ont fait l’objet de fouilles menées par le CEPAM, laboratoire de recherche du CNRS (sous la direction de Yann Codou).

Les fouilles  ont confirmé l’ancienneté de la présence monastique et les mutations de l’organisation de la vie communautaire et de la liturgie, entre le Ve et le XIe siècle : dans un premier temps les moines ermites vivaient dispersés sur l’île  puis se sont ensuite regroupés pour une vie communautaire, au sein notamment du monastère fortifié.  

La chapelle est classée Monument historique depuis 1886

Historique de la chapelle Saint-Sauveur :

Les fouilles ont permis de retracer l’évolution de la chapelle Saint-Sauveur : 

 

  • D’abord un oratoire et une annexe liés au mode de vie érémitique (première phase d’occupation du lieu au Ve siècle) . Le premier état correspond à une petite église, dégagée à l’intérieur du monument actuel, et, au sud, un bâtiment arasé par la suite. Les fragments céramiques et les déchets alimentaires retrouvés permettent de penser qu’il correspondait à un espace de vie, témoin d’un mode d’occupation monastique « dispersé », fondé sur l’existence de cellules d’ermites sur l’île.
  • Puis un oratoire et des annexes liées à des commémorations funéraires (extrême fin Ve- et le début VIe siècle) : le sol est alors occupé presque en totalité par des inhumations ; l’espace est organisé autour d’une tombe « monumentale » qui pourrait être celle de l’un des ascètes qui s’étaient installés sur l’île au Ve siècle.
  • Ensuite une occupation profane : l’usage commémoratif est abandonné, pour laisser place à une occupation profane correspondant au départ de la communauté monastique. La découverte d’une monnaie – un fals d’al-Andalus lié aux raids sarrasins – permet de dater cette phase du VIIIe siècle.
  •  Enfin une reconstruction liée à la réinstallation de la communauté monastique entre la fin du VIIIe et le début du IXe siècle. Les étapes de la reconstruction sont relativement mal identifiées mais le plan centré est un projet original en rupture avec le plan du premier oratoire.

 

Le nouvel édifice pourrait correspondre, dans ses fonctions, à une église stationnale liée à une liturgie du déplacement (dévotions autour des chapelles de l’île dans une déambulation de type pèlerinage).

Nature des travaux en cours

 Le projet de rénovation porte sur :

  • la stabilité de l’édifice : restauration de la voûte ; renforcement des fondations
  • la remise en état de l’espace intérieur et la mise en valeur des éléments de fouille
  • la présentation extérieure : drainage, piquetage des façades, enduit…
  • la mise en valeur des avancées archéologiques et l’information des visiteurs
  • amélioration de l’accès au site
  • 3 phases sont envisagées,  pour un montant total des travaux de 750 000€