Route des jardins

Fontana Rosa - Jardin en cours de rénovation

Vicente Blasco Ibanez, cinéaste et romancier espagnol, acheta le terrain de la villa Emilia construite à la fin du XIXème. Dès son arrivée en 1922 et jusqu’à sa mort en 1928, il imagina et réalisa la villa « Fontana Rosa ».

Le jardin est actuellement en cours de restructuration et de rénovation.

Sa femme y vécut jusqu’en 1938, date de son retour dans son pays natal, le Chili. Le bâtiment et le jardin subiront alors de graves dégradations à cause de la guerre puis de son abandon.

En 1970, la municipalité de Menton fait l’acquisition de cette propriété. Malgré la restauration des lieux, la bâtisse est amenée à être rasée en 1985. Cinq ans plus tard, le domaine est classé parmi les monuments historiques. Les passions de l’acquéreur, l’Espagne et la littérature, se retrouvent dans l’ornement du jardin. En effet, son pays natal est illustré par des faïences polychromées de Valence. Celles-ci représentent les thèmes et scènes chers à l’écrivain comme les fruits, les poissons ou encore les fleurs. Par François et Eugène Donadoni, elles sont apposées dans les points d’eau et sur les piliers des pergolas agrémentés de rosiers odorants.

Les fontaines sont également présentes, telles celle de l’escalier ou encore celle en colonne. Elles sont parfois en l’honneur d’un écrivain célèbre comme celle de l’hémicycle consacrée à Cervantès. Don Quichotte est mis en avant par une centaine d’illustrations. De la sorte, la référence à la littérature est omniprésente dans l’environnement. A l’entrée du jardin, le portail est à l’effigie d’Honoré de Balzac, Miguel de Cervantès et Charles Dickens. Des bustes sont disposés parmi les palmiers, les bananiers, les ficus, les cyprès, les figuiers. Ces effigies ont été façonnées par Léopold Bernstamm, un des sculpteurs attitrés du musée Grévin. Ainsi, les écrivains préférés de Vicence Blasco Ibanez comme Edgar Allan Poe, Emile Zola, Andreï Tolstoï sont reproduits.

Depuis 1985, les municipalités ont procédé à la restauration progressive de Fontana Rosa. Plus que du style de la fin de la Belle Époque et des années 20, les vestiges qui demeurent témoignent de l’exubérance et de la générosité d’un personnage hors du commun, ami des arts et des lettres.