Nature, culture et paysages des Alpes-Maritimes

La fleur coupée

L’écrivain Alphonse Karr a quitté la France pour Nice au moment de l’instauration du Second Empire. Dans la grande propriété Bermond qu’il louait à la périphérie de Nice, il s’improvisa horticulteur et ouvrit un magasin pour vendre des fleurs aux étrangers.

Il avait ainsi ouvert la voie à une nouvelle forme d’agriculture dont l’essor fut lié à l’ouverture de la voie ferrée en 1864. Elle permettait des expéditions plus lointaines répondant à l’attente d’une clientèle imprégnée de l’image idyllique d’une Riviera favorisée par l’exceptionnelle douceur du climat.

Progressivement la fleur coupée est devenue l’objet essentiel de la culture dans la zone littorale. L’œillet était la principale production. L’essor a été très rapide. En 1960, 1200 exploitants pratiquaient l’horticulture sur les pentes des coteaux du delta du Var où étaient aménagées des terrasses irriguées.

De culture de plein champ on est passé progressivement à une exploitation intensive sous serres permettant un gain de production. Mais une sévère concurrence étrangère sur les marchés internationaux et la pression spéculative sur le foncier ont entraîné une diminution sensible des exploitations de fleurs coupées puisqu’un quart a disparu en dix ans entre 1970 et 1980.

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