Belvédère

A 837 m d’altitude, Belvédère domine le confluent de la Vésubie avec la Gordolasque, ainsi que Roquebillière-le-Vieux.

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L’origine de son nom vient, selon l’historien André Compan, du latin bellumvidere, c’est-à-dire « beau point de vue ». Au Moyen Âge, les archives mentionnent  Belvezer puis Bellovidera.  Belvédère est cité dans les textes comme étant un habitat fortifié à partir de la première moitié du XIIIe siècle mais sa fondation est peut-être plus ancienne. Ce premier habitat était situé sur le sommet dominant au nord-est le village actuel, où se trouvent les ruines de la chapelle Saint-Jean qui a probablement succédé à une église médiévale. En 1252, un document fait état d’un village fortifié comptant environ 300 habitants, possédant une maison forte et une tour, ainsi que deux fours, deux moulins et un foulon. Le déplacement du village sur son site actuel n'intervint qu'à la fin du Moyen Âge ou au début de l'époque moderne. Comme La Bollène et Roquebillière, l’agglomération fut endommagée par les séismes du 20 juillet 1564,  l’un des plus violents tremblements de terre qui ait affecté la France au cours des cinq derniers siècles, et du 15 février 1644 dont les témoins relatent qu’il fit « de grands prodiges » et trois victimes. 

 

Le village connut une expansion dans le premier tiers du XXe siècle, grâce à la construction de nouvelles maisons de villégiature dans ses quartiers périphériques. Le village compte de nombreuses places dont les plus importantes sont celles des Tilleuls et de la Court. Le manque d’espace a conduit les habitants à construire en hauteur et à couvrir certaines rues par des passages voûtés. Comme ailleurs dans le haut pays, le rez-de-chaussée comportait une étable et les greniers servaient au séchage et à la conservation des productions alimentaires. Les granges, quant à elles, étaient placées à l’extérieur en raison du risque d’incendie que faisait courir le stockage du foin.