Colomars

Dans le prolongement des collines niçoises, les 672 ha de Colomars sont situés entre la vallée du Var à l’ouest et le flanc du mont Chauve à l’est, avec une altitude moyenne comprise entre 200 et 400 m (le point haut est proche de la Bégude à 398 m).

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Le territoire communal est sillonné de nombreux vallons, dits « obscurs », abritant des réserves géologiques et botaniques exceptionnelles et bénéficiant du classement en zone « Natura 2000 ». Vers 1075, les seigneurs de Nice donnèrent à l’abbaye de Saint-Pons la moitié du terroir de Columbaris ; c’est la première mention du nom de Colomars qui viendrait du latin colombarium, c’est-à-dire « pigeonnier ». Ce domaine et la chapelle qui y sera élevée à une date inconnue faisaient partie du prieuré d’Aspremont. L’urbanisation s’est faite le long des crêtes où courent plus de 30 km de routes et de chemins. La croissance démographique de la commune fut importante dans la deuxième moitié du XIXe siècle, due notamment à une immigration piémontaise. En 1874, le hameau devint autonome, comme son voisin Castagniers.  Le centre du village, rassemblé autour de l’église paroissiale et de la mairie, demeure éloigné des autres quartiers, celui de la Manda, au bord du Var, et celui de la Sirole vers Saint-Pancrace. Pour renforcer son chef-lieu, la municipalité a acquis l’ancien fort Casal et a doté ce site d’importants équipements sportifs, culturels et de loisirs. Autrefois, on vivait ici de la culture de la vigne et de l’olivier, supplantée partiellement par celle de l’œillet au XXe siècle. Aujourd’hui, les cailletiers produisent toujours une huile à la saveur citronnée et anisée recherchée par les fins gourmets. A l’aube du XXIe siècle et en dépit de la proximité de l’agglomération niçoise, Colomars a su conserver son charme rural.