La Bollène-Vésubie

L'habitat fortifié dénommé La Bollène n'est pas mentionné avant la première moitié du XIIIe siècle, mais dès 1141, plusieurs membres d'une famille de ce nom sont cités, dont un chanoine de l'Eglise de Nice en 1144.

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La Bollène est située à 690 m d’altitude sur la route reliant, par le col de Turini,  la vallée de la Vésubie à celle de La Bévéra et donnant accès à la station de sports d’hiver de Camp d’Argent. La première mention de l’existence du village date de 1141. Abolena dérive probablement du provençal et signifie « terre neuve ». Le lieu est donné comme fortifié au XIIIe siècle. Les maisons et une église ont dû être groupées dès cette époque autour d’un château comme l’indique la forme en noyau du village. Au XIVe et au XVe siècle, La Bollène relevait du comté de Vintimille, avec Sospel comme chef-lieu de viguerie. En 1564, un violent tremblement de terre endommagea gravement les habitations. Dans son éphéméride, le notaire François Arnulphy relate que le séisme « a mys par terre toutes les maysons de la Bolène et dez autres lieux en terre neufve et y sont mortz beau cop de gens ». Les terres  agricoles les mieux exposées étaient situées entre la Vésubie et le village. A l’opposé, la partie est de la commune était riche en forêts et en pâturages. A la fin du XIXe siècle, La Bollène devint une station touristique réputée. En été,  la commune bénéficiait de conditions climatiques favorables répondant aux exigences des médecins hygiénistes de l’époque et son territoire offrait de nombreuses possibilités d’excursions, notamment vers l’Authion. En hiver, la station de sports d’hiver de Turini-Camp d’Argent devint à la mode avant 1914. L’équipement hôtelier se développa avec les hôtels-pensions « Lavit » et « Nash », créés au milieu de grands parcs, et le « Grand hôtel du Parc », modèle  de l’hôtel de villégiature disposant de points de vue remarquables à la fois sur la vallée de la Vésubie et sur les montagnes alentour.