Rigaud

Le territoire de Rigaud s’étend sur 3 250 ha au confluent du Var et du Cians.

Image en taille réelle, .JPG 124Ko (fenêtre modale)|

La Tête de Rigaud à 1 906 m est le point culminant de la commune. Le paysage très montagneux est entrecoupé de ravins, sauf la partie centrale occupée par le plateau de Dina dont l’altitude moyenne est de 1 000 m.  Le village perché à 753 m d’altitude sur un éperon-col jouit d’un vaste panorama sur la basse vallée du Cians. Selon André Compan, l’origine du nom de Rigaud viendrait soit du germanique  ric (puissant) et waldon (gouverner), soit du provençal giagaou (le rouge-gorge).

Le territoire est occupé dès l’Antiquité par les Ligures puis par les Romains. Au XIIe siècle des membres de la famille seigneuriale de Rigaud occupent des postes importants dans l’Ordre du Temple et sont sans doute à l’origine de l’installation d’une commanderie. Après la chute des Templiers, la commanderie échoit aux Hospitaliers de Saint-Jean. À la fin du XIVe siècle, le village devient fief des Grimaldi de Beuil jusqu’à la fin misérable d’Annibal Grimaldi, Rigaud est érigé en comté au profit des Caissotti, en 1622.

Les Rigaudois sont des agriculteurs qui pratiquent la polyculture vivrière de type méditerranéen avec du blé, des oliviers, de la vigne et des cultures maraîchères sur les terres arrosables. La population reste relativement stable jusqu’à la première guerre mondiale, oscillant autour de 500 habitants dont la moitié est répartie dans les épars ou « campagnes » comme le Moulin ou le plateau de Dina, ancien grenier à blé du village où fonctionna une école primaire jusqu’à la fin des années 1930. Pendant la deuxième guerre mondiale, de janvier à avril 1944, le plateau de Dina fut le théâtre d’action de la Résistance. Les résistants y récupéraient les armes parachutés par les alliés.