St-Dalmas-le-Selvage

Situé à la limite des Alpes-de-Haute-Provence, le territoire de la commune de Saint-Dalmas-le Selvage est un des plus montagneux des Alpes-Maritimes

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On y trouve à l’est la haute vallée de la Tinée prolongée par le vallon du Pra. Le centre est entaillé par trois vallons orientés ouest-est : le vallon de Bousiéyas, le vallon de Saint-Dalmas prolongé par celui de Sestrière, le vallon de Gialorgues. Au nord, de hauts sommets, dont l’altitude se situe entre 2 500 et près de 3 000 m, les dominent (le point culminant est la Côte de l’âne à 2 961 m). Le nom de Saint-Dalmas apparaît en 1067 avec la mention d’une Ecclesia Beati Dalmatii. L’ajout de selvaticus, toponyme dérivé du latin signifiant « dans la forêt », date du XIIe siècle. Le village s’est développé autour d’un prieuré et d’une église relevant de l’abbaye bénédictine de Saint-Dalmas-de-Pedona, au sud du Piémont. Elle est alors vouée à saint Dalmas, évangélisateur des Alpes du Sud.

Les Sandalmassiers ont longtemps vécu des activités agricoles, pastorales et forestières, favorisées par l’existence de vastes alpages et de forêts abritées dans les dépressions. La commune  compta jusqu’à 811 habitants (1802). Cependant, la longueur de l’hiver conduisaient les hommes à s’expatrier comme ménétriers, en France et même à l’étranger jusqu’en Hollande, où ils jouaient de la vielle, de l’orgue de Barbarie ou montraient des marmottes dressées. Aujourd’hui, le pâturage estival des ovins en transhumance reste important mais l’ouverture au tourisme, notamment aux sports d’hiver, a revivifié l’économie locale. La nature exceptionnelle de Saint-Dalmas-le-Selvage est aujourd’hui préservée dans le cadre du Parc National du Mercantour et, depuis un demi-siècle, la faune sauvage s’y est réimplantée. Le village est logé dans une cuvette sur un petit replat. L’architecture alpine est marquée par l’utilisation du schiste, des bardeaux en couverture et des balcons de bois, ainsi que par de nombreux cadrans solaires.

Les photographies de Victor de Cessole