St-Etienne-de-Tinée

Avec une superficie de 17 380 ha, Saint-Etienne est la plus grande commune des Alpes-Maritimes.

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Elle est traversée du nord au sud par la Tinée, rivière au régime montagnard, dont le cours sépare deux zones géographiques.  Au nord et à l’est, une zone de hauts sommets, proches de la frontière italienne, dont plus de 20 avoisinent les 3 000m (dont le Mont Ténibre, point culminant de la commune à 3 031 m), parsemée de lacs alpins. À l’ouest, le vallon de Demandols; au sud le vallon de Roya, au centre le massif d’Auron culminant à 1 929 m. De nombreux torrents, alimentés par la fonte des neiges, parcourent le territoire communal. De belles forêts sont couronnées de vastes pâturages, source de richesse pour l’économie locale.

Le village de Saint-Etienne est posé sur une terrasse alluviale en rive droite de la Tinée à 1 161 m d’altitude, au centre d’un amphithéâtre de montagne. Son nom apparaît pour la première fois en 1067 sous la forme de Sancti Stephani Tiniensis. L'agglomération se développa à son emplacement actuel, peut-être dès le XIIIe siècle, au plus tard au XIVe. A cette époque, elle occupait le secteur situé au nord-ouest de l'église. Dès les XVIe et XVIIe siècles, un habitat se dispersa dans différents quartiers du territoire de Saint-Etienne-de-Tinée. Au XVIIIe siècle, certains de ces écarts se développèrent en hameaux et furent dotés d'un lieu de culte, parfois érigé en paroisse : Auron, Le Bourguet, Roya, Douans, La Rougelle, Le Pré-du-Loup et La Blache. Saint-Etienne fut aux XVIIe et XVIIIe siècle l’une des premières agglomérations du comté de Nice après Nice et comptait 2 300 habitants en 1754. Placée au pied de cols reliant la haute Provence, l’Ubaye, la Stura, la localité était à la fois un carrefour et un centre agricole aux foires réputées.

.Les photographies de Victor de Cessole