Thiéry

À 1 050 m d’altitude, le village de Thiéry, posé sur son étroit éperon rocheux, domine le vide, tel un navire au milieu d’un impressionnant cirque montagneux hérissé de crêtes et de vallons encaissés

Image en taille réelle, . octets (fenêtre modale)

Image en taille réelle, .JPG 108Ko (fenêtre modale)|

Situé sur la rive gauche du Cians, le territoire de Thiéry fait également partie du bassin versant du Moyen Var. Le point culminant de la commune se situe à 1 784 m, au sommet du mont  Fracha. Son territoire, traversé par la rivière Arsilane dont le cours se termine dans les gorges du Cians en une haute cascade, s’étend sur 2 224 ha, pour moitié recouverts de forêts. Le nom de Thiéry semble venir de ter ou tar qui désigne une butte, un promontoire.

Au XIIIe siècle, un habitat fortifié est mentionné à Thiéry en tant que fief des seigneurs de Beuil. En 1388, seul un château est mentionné. Le village est construit à son emplacement actuel entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Possession des Grimaldi de Beuil jusqu’en 1621, date à laquelle Annibal Grimaldi est exécuté pour acte de félonie, le village devient le fief de Philiberto della Villana puis est cédé par son fils, en 1634, à un noble niçois, Honoré Claret Ponzone, dont la famille conserva le fief jusqu’à la Révolution.

La vie dans ce village montagnard était rude. Les parcelles cultivables étaient réservées à la culture du blé et au pâturage. Elles suffisaient à peine à nourrir une population relativement importante, d’environ 300 personnes jusqu’au début du XIXe siècle. À la veille de la première guerre mondiale, la population n’était plus que de 190 habitants et l’exode rural se poursuivit jusqu’aux années 1980 date à laquelle la courbe démographique s’inverse pour de nouveau dépasser les 100 habitants en 2012.

Les photographies de Victor de Cessole