Saint-Jean-Cap-Ferrat

Jardin de la villa Santo Sospir

La villa tatouée.

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La villa tatouée

Image en taille réelle, .JPG 156Ko (fenêtre modale)|© Villa Santo Sospir

Invité par son amie Francine Weisweiller à passer quelques jours de vacances dans sa maison de Saint-Jean-Cap-Ferrat surplombant la baie de Villefranche-sur-Mer, le poète Jean Cocteau, qui s’ennuyait un peu, entreprit de décorer un mur du salon.

De fil en aiguille, il s’attaqua à toute la maison qu’il décora intégralement.

Le poète arguait de ce que Matisse lui avait dit : « Quand on décore un mur, on décore les autres. »

Une villa poème

Après avoir terminé les murs, Jean Cocteau décida que les plafonds étaient décidément trop blancs. Il les coloria donc au pastel dans des tons très doux avant de composer deux mosaïques pour le patio d’entrée.

Enfin, trois ans après avoir réalisé ces œuvres, Jean Cocteau offrit à son amie la tapisserie « Judith et Holopherne » dont il avait exécuté le carton en 1948 et qui vint décorer le mur de la salle à manger.

Comme souvent, Jean Cocteau puisa son inspiration dans la mythologie grecque, ponctuée d’allusions à la région alentour. Luxuriant, le jardin englobe la maison dans un écrin de verdure ponctué de fleurs vives. Des treilles placées sur les murs laissés vierges par le maître accueillent de lourds bougainvilliers, lauriers et rosiers éclatants.

Ici et là, de larges vases ponctuent les allées. La pinède s’ouvre sur la mer et l’horizon, offrant aux œuvres de Jean Cocteau un musée à ciel ouvert exceptionnel. Classée Monument Historique depuis 1955, la villa illustre ce que disait Cocteau : « Picasso, Matisse, Chagall, moi-même, sur cette côte où vivait Renoir, nous avons essayé de vaincre l’esprit de destruction qui domine l’époque, nous avons orné des surfaces que les hommes rêvent de démolir. Peut-être que l’amour de notre travail les protégera contre les bombes. ».

Propriétaires / Gestionnaires / Animateurs

Monsieur Eric Marteau