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Sur une superficie de 1 846 ha, la commune de Toudon s’étend, par une succession de vallons parallèles orientés nord sud depuis l’ubac boisé de la longue crête du Vial, qui culmine à 1512 m, et traverse le territoire d’est en ouest, jusqu’au lit de l’Estéron, à 426 m d’altitude. Sur ce territoire montagneux au relief escarpé, l’habitat est principalement groupé au chef-lieu à 1002 m d’altitude ; seul le hameau, Vescous se trouve à dix kilomètres plus bas, près des rives de l’Estéron. Le nom de Toudon vient probablement de la racine prélatine tud qui signifie éperon rocheux. Occupé dès le néolithique et l’époque romaine, la première mention de Toudon date de 1032, lors d’une donation au monastère de Saint-Véran. Il n’est cité comme habitat fortifié que dans la première moitié du XIIIe siècle. L’histoire de Toudon est commune avec celle des deux villages voisins, Revest-les-Roches et Tourette-du-Château. Terre de Provence et fief des Glandèves, puis en co-seigneurie, le village passe à la maison de Savoie en 1388. Fief des de Grasse du Mas, il est acquis en 1504 par Honoré Grimaldi. Au XVIe et XVIIe siècle, le village connaît bien des vicissitudes, il est détruit par des tremblements de terre, dont le plus meurtrier fut celui de 1644. En 1621, le château est démoli lors de la chute d’Annibal Grimaldi. Toudon passe alors au Galléan. Comme les villages voisins, Toudon vit en autarcie des ressources de l’élevage mais aussi de l’oléiculture, sur les pentes ensoleillées du hameau de Vescous. Les terrains très pentus sont peu propices à l’agriculture. Les villageois sont astreints à se déplacer sur des dénivelés importants pour aller cultiver leur petit lopin de terre. Hormis la parenthèse de la Révolution et de l’Empire, Toudon reste dans le giron de la Maison de Savoie et fait partie du royaume de Piémont-Sardaigne jusqu’au rattachement du comté de Nice à la France en 1860. Comme beaucoup de villages du haut et moyen pays, la commune se dépeuple rapidement dès la fin du XIXe siècle, passant de 500 à 117 habitants en un peu moins d’un siècle. Depuis les années 1990, néanmoins, la population a plus que doublé, attirant une population venant du littoral à la recherche de logements et d’une qualité de vie difficilement trouvés sur le littoral.