Le Broc

Un habitat fortifié dénommé Le Broc est mentionné dans la première moitié du XIIIe siècle.Il comportait un château qui était situé sur le rocher, en bordure orientale de l'agglomération, où l'on voit encore quelques traces.

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La commune du Broc (1 865 ha) est bordée au nord et à l’est par les vallées de l’Estéron et du Var. Le relief est plus accentué au sud-ouest, vers la montagne du Chier (alt. 1 037 m), qu’au nord, où l’on trouve collines et plateaux. Le territoire communal est riche de plusieurs enceintes fortifiées comme celle du sommet du Moulinet. La commune actuelle résulte de la fusion de plusieurs communautés médiévales, Le Broc, Dosfraires et Saint-Pierre-d’Olive.

La mention d’un castrum de Broco apparaît vers 1230. Dérivé du gaulois broccos, le nom du village rappelle son implantation sur un éperon rocheux. Cet habitat fortifié comportait un château qui était situé sur le rocher, en bordure orientale de l'agglomération, où l'on voit encore quelques traces. Un autre château pourrait avoir été implanté dans un territoire plus ancien, dénommé Olive. Dès le Moyen Âge un village se développa au sud du château ; c'est ce que nous indique l'église Sainte-Marie-Madeleine, construite sur le col et qui est mentionnée, indirectement, en 1312. Ce mouvement se poursuivit durant l'époque moderne vers l'ouest et vers le nord-ouest.

Dosfraires (Deux-Frères) est un autre habitat fortifié, autrefois indépendant, rattaché en 1841 au territoire de la commune du Broc. Il est mentionné au milieu du XIIIe siècle. Il en subsiste des ruines sur le sommet situé au nord de la chapelle Sainte-Marguerite (parfois dénommées à tort Château de Fougassières). Il a été abandonné au XVe siècle.

L’important patrimoine historique du village peut se découvrir au fil des rues. À l’entrée du village, côté Carros, se trouve la place de la Ferrage dont le nom fait référence au lieu où étaient placés les fers aux sabots des animaux de trait. En poursuivant son chemin, on passe sous un pontis qui permet l’accès à la place de la Fontaine. La fontaine à colonne placée au centre de la place date de 1812. L’eau qui s’y écoule vient du vallon de la Foux, source située à proximité du village. La place est entourée d’arcades qui permettent de circuler à l’abri les jours de mauvais temps. Encore aujourd’hui, la plupart des commerces y sont installés. Sous le pontis, on découvre une pierre gravée représentant une armoirie attribuée aux Templiers. En prenant sur la droite la rue de l’Hôtel de ville, on découvre de beaux encadrements de portes comme au n° 12, puis on débouche sur une place où se trouve la mairie. Face à celle-ci, sur le mur gouttereau de l’église, on retrouve un fragment de pierre romaine, dédicace funéraire utilisée en remploi. En contournant l’église sur la gauche, on peut emprunter la rue de la Tour qui suit le tracé du rempart. L’ancien château se trouvait à proximité. À l’extrémité de la rue, un point de vue offre un panorama sur les Alpes de toute beauté.


Le château du Broc semble avoir été implanté dans un territoire plus ancien, dénommé Olive, et dont le centre fortifié n'a pas encore été localisé.

La première église paroissiale d'Olive, dédiée à saint Pierre, est devenue par la suite la chapelle Saint-Michel, dont les ruines subsistent, en contrebas du village du Broc. Dès le Moyen Age un village s'est développé au sud du château ; c'est ce que nous indique l'église Sainte-Marie-Madeleine, construite sur le col et qui est mentionnée, indirectement, en 1312. Ce mouvement se poursuit durant l'époque moderne vers l'ouest et vers le nord-ouest.

Deux-Frères est un autre habitat fortifié autrefois indépendant, aujourd'hui rattaché au territoire de la commune du Broc. Il est mentionné au milieu du XIIIe siècle. Il en subsiste des ruines sur le sommet situé au nord de la chapelle Sainte-Marguerite (parfois dénommées à tort Château de Fougassière). Il a été abandonné au XVe siècle.