Bonson domine spectaculairement les confluents de trois vallées, l’Estéron, le Var et la Vésubie et notamment la sortie des gorges vertigineuses de la Mescla, autrefois infranchissables. Tel un phare, le village, posé sur une arête rocheuse au-dessus d’un à-pic de près de 350 m, se distingue de loin et constitue un véritable belvédère. Le territoire de la commune, concentre sur sa superficie restreinte (672 ha) un relief très tourmenté, culminant à 838 m, dominé par la silhouette altière du mont Vial dont les contreforts tombent quasi verticalement dans le lit du Var à la hauteur du village. Bonson est mentionné pour la première fois comme habitat fortifié pendant la première partie du XIe siècle. Rapidement renforcé par un village et une église, mentionnée pour la première fois en 1351, l’ensemble a par la suite largement débordé le site initial et s’est développé le long du col qui y conduit. Son emplacement, escarpé et difficilement accessible, a sans doute protégé le site des invasions, mais sa position stratégique a suscité les convoitises. Le fief change souvent de seigneur ; en 1364, il est attribué par la reine Jeanne à Raynier de Grimaldi, seigneur de Menton. Après la Dédition de Nice en 1388, le village est rattaché au comté de Nice et à la Savoie ; il passe alors entre les mains des Lascaris, des Chabaud, des Andreis, des Gubernatis en 1663, puis est érigé en comté au XVIIIe siècle en faveur des Ferreri. Le village se trouve, jusqu’à la construction de la route de Digne au milieu du XIXe siècle, sur un important axe routier menant de Nice à Puget-Théniers en passant par le Val de Chanan. La communauté de Bonson est souvent en litige avec celle de Gilette pour la possession du bac sur le Var ; elles s’opposent également sur le projet de construction d’un pont. Le modeste village a développé une agriculture où domine l’olivier, établi sur des restanques aménagées sur les pentes et jouissant d’un très bon ensoleillement. Contrairement à beaucoup de villages, Bonson n’a que peu été touché par l’exode rural du début du XXe siècle, sans doute grâce à sa proximité avec la métropole niçoise. Depuis les années 1990, le nombre d’habitants a presque doublé.