Les Alpes-Maritimes au XIXe siècle

Les Restaurations : 1814-1848

Lorsque Napoléon Ier abdique en avril 1814, la France vaincue revient à ses frontières de 1792 et le comté de Nice fait de nouveau partie du royaume de Piémont-Sardaigne. Le fleuve Var sépare à nouveau les deux royaumes.

Dans le royaume de Sardaigne

Victor-Emmanuel Ier (1802-1821) retrouve l’intégralité des possessions de la Maison de Savoie, auxquelles le congrès de Vienne ajoute l’ancienne République de Gênes. Hostile aux idées libérales, le roi restaure à l’identique les institutions antérieures à 1792. Surpris par un mouvement révolutionnaire en Piémont en mars 1821, qui revendique l’instauration d’un régime constitutionnel, il préfère abdiquer et, sans descendance masculine, cède la couronne à son frère, Charles-Félix (1821-1831). Dernier représentant de la branche aînée de la maison de Savoie, c’est un souverain aux idées réactionnaires mais il est cependant accueilli à Nice avec enthousiasme.

En 1831 Charles-Albert (1831-1849), issu de la branche des Carignan, lui succède et améliore le fonctionnement des institutions.

Dates-repères

  • 1802-1821 : règne de Victor-Emmanuel Ier
  • 1821-1831 : règne de Charles-Félix
  • 1831-1849 : règne de Charles-Albert

Dans le royaume de France

Les Bourbons reviennent sur le trône en la personne de Louis XVIII (1815-1824). La majorité des Français est attachée aux principes de liberté et d’égalité mais les émigrés, nobles et prêtres, revenus avec les Bourbons, veulent rétablir l’Ancien Régime. Pour tenter de réconcilier les deux camps, le Roi propose une Charte constitutionnelle, compromis entre tradition et révolution. Ainsi, l’égalité devant la loi est admise mais le droit de vote est réservé aux plus fortunés (suffrage censitaire).

Lorsque Charles X (1824-1830) accède au trône, il renoue avec les traditions (sacre à Reims, loi du sacrilège prévoyant la peine de mort pour le blasphème, etc.). En 1830, Charles X décide de dissoudre la Chambre mais il est renversé par l’insurrection parisienne des 27, 28 et 29 juillet – les Trois Glorieuses. Le duc d’Orléans est proclamé roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier. Le nouveau régime est une monarchie constitutionnelle dominée par la bourgeoisie. De 1840 à 1848, le ministre Guizot, un conservateur, cherche à assurer la prépondérance de la bourgeoisie aisée.

Dates-repères

  • 6 avril 1814 : abdication de Napoléon Ier
  • mars à juin 1815 : les Cent-Jours
  • 18 juin 1815 : défaite de Waterloo
  • 1815-1824 : règne de Louis XVIII
  • 1825-1830 : règne de Charles X
  • 1830 : expédition d’Alger
  • 1830-1848 : monarchie de Juillet-Louis-Philippe Ier, roi des Français

 

 

Le Comté de Nice en 1789 - Image en taille réelle, .JPG 54Ko (fenêtre modale)|

 

Portrait du roi Victor-Emmanuel 1er. Musée d'Art et d'Histoire, Palis Masséna, Nice - Image en taille réelle, .JPG 145Ko (fenêtre modale)|

 

Edit royal remettant en vigueur les constitutions royales de 1770 et toutes les dispositions d'Ancien Régime, 21 mai 1814 - Image en taille réelle, .JPG 126Ko (fenêtre modale)|

 

Portrait du roi Charles-Félix. Musée d'Art et d'Histoire, Palais Masséna, Nice - Image en taille réelle, .JPG 132Ko (fenêtre modale)|

 

Déclaration de prise du pouvoir du roi Charles-Félix, 14 avril 1821 - Image en taille réelle, .JPG 159Ko (fenêtre modale)|

 

La charte de 1814 - Image en taille réelle, .JPG 69Ko (fenêtre modale)|

 

Publication de la charte constitutionnelle, Le moniteur universel, 5 juin 1814 - Image en taille réelle, .JPG 148Ko (fenêtre modale)|

 

Relation de la chute de charles 10, Le Moniteur universel, 31 juillet 1830 - Image en taille réelle, .JPG 160Ko (fenêtre modale)|