Les Alpes-Maritimes au XIXe siècle

Population et société

Pendant la première moitié du XIXème siècle, la population reste essentiellement rurale, vivant en grande majorité de l’agriculture et dans une moindre mesure de l’artisanat et de la petite industrie.

Sa croissance est lente. On se marie tard et on compte 4 naissances pour un mariage. Le nombre d’illettrés reste considérable (48% des jeunes adultes en 1867). La mortalité infantile est extrêmement forte. Ainsi, les décès avant l’âge d’un an représentent 20% de la mortalité dans l’arrondissement de Nice en 1867.

Après 1860, alors que l'ensemble de la population française stagne, les Alpes-Maritimes connaissent un essor démographique sans précédent, passant de 194 000 habitants en 1872 à plus de 350 000 en 1911. C'est le département le plus peuplé de la région après les Bouches-du-Rhône. Le recensement de 1911 montre que la majorité de la population est concentrée sur la côte (200 000 habitants), essentiellement à Nice (142 000 habitants) tandis que les autres villes du littoral gardent des dimensions modestes. L'arrière-pays commence à se dépeupler, perdant ses hommes valides au profit du littoral. L'immigration étrangère explique la croissance démographique forte du département. Parmi les étrangers, les Italiens sont de loin les plus nombreux (23 % de la population totale) mais plusieurs milliers d'Anglais, de Belges, de Suisses, d'Américains et de Russes vivent aussi dans le département.

L'hygiène publique ne s'améliore que lentement : les rues restent sales ; l'alimentation en eau défectueuse provoque des épidémies de typhoïde. Dans les centres urbains anciens, surpeuplés, beaucoup de logements demeurent insalubres. La mortalité infantile reste très importante. Il faut attendre le début du XXème siècle pour que des améliorations importantes surviennent : captage de rivières, mise au point du traitement de l'eau par l'ozone et tout-à-l'égout.

Les progrès de la médecine s'accompagnent de la modernisation des infrastructures hospitalières comme en témoignent la construction, à Nice, de l'hôpital Lenval pour enfants et de l'hôpital Pasteur.

Evolution de la population de quelques villes des Alpes-Maritimes entre 1821 et 1911 - Image en taille réelle, .JPG 73Ko (fenêtre modale)|

 

Courbe de la population française au XIXème siècle - Image en taille réelle, .JPG 120Ko (fenêtre modale)|

 

La population des Alpes-Maritimes en 1891, Le petit Niçois, 10 mai 1891 - Image en taille réelle, .JPG 150Ko (fenêtre modale)|

 

Dossier de naturalisation d'Etienne Biancheri, Italien né à Seborga en 1877 - Image en taille réelle, .JPG 100Ko (fenêtre modale)|

 

Lettre du préfet au maire de Saint-sauveur sur Tinée sur la mortalité infantile, 17 décembre 1907 - Image en taille réelle, .JPG 167Ko (fenêtre modale)|

 

Etat des décès survenus à Vallauris pour le mois d'août 1878 - Image en taille réelle, .JPG 130Ko (fenêtre modale)|

 

Paysans devant un moulin à huile, vers 1900 - Image en taille réelle, .JPG 99Ko (fenêtre modale)|

 

Potiers à Vallauris, vers 1900 - Image en taille réelle, .JPG 147Ko (fenêtre modale)|

 

Les employés de la banque Luce à Grasse autour de leur patron, vers 1890? Fonds Jean Luce, droits réservés - Image en taille réelle, .JPG 94Ko (fenêtre modale)|

 

Dépenses d'une famille bourgeoise de Nice, Les Astraudo, pour l'année 1884 - Image en taille réelle, .JPG 93Ko (fenêtre modale)|