Lutte contre les espèces envahissantes

Lutte contre la chenille processionnaire du pin

La processionnaire du pin est connue pour être responsable de nuisances sanitaires sur les arbres et sur les hommes et animaux.

La chenille processionnaire, de quoi s’agit-il ?

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© DR - INRA-PACA

La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon d'origine méridionale.

La ponte a lieu à en été, de juillet à début septembre dans notre région. Les jeunes chenilles vivent en colonie dans une bourse de soie qu’elles tissent progressivement pour se protéger des intempéries et des prédateurs. Elles en sortent la nuit pour se nourrir des aiguilles du pin.

Au terme de leur développement, au début du printemps, les chenilles gagnent le sol, en procession, à la recherche d'un endroit où s'enfouir pour se transformer en chrysalide puis muer en papillon.

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Les dégâts engendrés par la chenille processionnaire

La processionnaire du pin est connue pour être responsable de nuisances sanitaires sur les arbres et sur les hommes et animaux. En effet, les chenilles se nourrissent des aiguilles de pins et, plus rarement, de cèdres, et entraînent des défoliations qui se traduisent essentiellement par une fragilisation des arbres et un ralentissement de leur croissance.

Les chenilles causent également des problèmes sanitaires du fait de la libération dans l’air de poils urticants très allergènes pouvant provoquer des atteintes cutanées (démangeaisons pouvant mettre jusqu’à deux semaines à disparaître, oedèmes…), des atteintes oculaires (glaucome, cataracte…) ou encore des atteintes respiratoires (crise d’asthme…). Certains animaux sont aussi exposés aux risques. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s'accompagner d'oedèmes des babines et de vomissements.

Ces soies urticantes sont aussi très présentes dans les nids d'hiver, même après plusieurs années, c'est pourquoi il est dangereux de manipuler des nids même vides. Ainsi, la destruction des nids d'hiver de processionnaire du pin nécessite un équipement individuel de protection (EPI) pour le manipulateur afin de le protéger des risques d'urtication (masque, gants, lunettes, combinaison…).

L’engagement du Département dans la lutte contre chenille processionnaire

Dans le cadre de ses actions de protection de la forêt, le Département a financé, depuis 1987, des campagnes annuelle de traitement par épandage aérien d’insecticide biologique sur les sites les plus infestés afin de limiter l’extension de la chenille processionnaire du pin.

En complément de ces traitements classiques, le Département participe aux côtés de l’INRA au développement de méthodes innovantes de lutte biologique contre la processionnaire du pin. Depuis 2007, les traitements aériens ont été supprimés sur les parcs naturels départementaux et ont été remplacés par la pose, chaque année, de pièges à phéromones, de pièges à chenille et de nichoirs à mésanges (prédateur naturel de la processionnaire).

Ces méthodes de lutte alternative ne sont cependant pas généralisables à grande échelle.

Depuis 2013, les campagnes Départementales de traitement par hélicoptère on été interrompues, la règlementation qui interdit désormais les épandages aériens de produits phytopharmaceutique s’appliquant également aux insecticides biologiques. Les communes rurales ont été informées de cette situation par le Département des Alpes-Maritimes qui a proposé de les accompagner pour développer des campagnes d’information et de sensibilisation auprès du public.

Pour faire suite à cet engagement, une plaquette d’information et de sensibilisation intitulée « les clés pour lutter contre la processionnaire du Pin » a été réalisée en partenariat avec l’INRA.

Elle expose le cycle de vie de l’insecte, rappelle les risques que présente la chenille et les gestes de précaution à avoir et détaille les différents modes de lutte à utiliser en fonction du contexte et des enjeux à défendre.