Archives départementales

Les Archives départementales remplissent la mission légale de contrôle et de collecte des archives des administrations et des organismes chargés d'une mission de service public ayant leur siège dans les Alpes-Maritimes.

Image en taille réelle, .JPG 1.3Mo (fenêtre modale)|Bâtiment des Archives départementales© CG06

Présentation

Elles en assurent le classement, l'inventaire et la mise à disposition pour les recherches de toutes natures. Elles reçoivent en outre des archives privées et valorisent la documentation historique par des expositions et des dossiers pédagogiques.

Les Archives départementales des Alpes-Maritimes, dont le plus ancien document date de 1022, s'enrichissent régulièrement de nouveaux fonds diversifiés : écrits, imprimés, iconographiques, sonores et audiovisuels.

Les Archives départementales des Alpes-Maritimes poursuivent une campagne de numérisation active permettant un accès aux documents sans se déplacer.

A votre service

 
 
 

Historique des Archives départementales depuis 1860

Borg et Gallois-Montbrun (1861-1875)

Les Archives départementales des Alpes-Maritimes, créées à la suite de l’annexion du comté de Nice à la France en 1860 s’installèrent, de 1860 à 1875, au 1er étage d’un appartement loué au comte de Pierlas, n° 1 de la rue du Saint-Suaire à Nice. Elles devaient avoir comme premier archiviste Mercuri, que l’Empereur connaissait et voulait placer mais qui ne prit pas ses fonctions. Pour le seconder, furent nommés aides-archivistes l’ancien vice-consul Borg († 1869), et un ancien magistrat colonial ayant exercé à la Martinique et au Sénégal, Gallois-Montbrun (†1875). Il fut jusqu’à sa mort archiviste des Alpes-Maritimes sans en avoir le titre, refusant à près de 70 ans de se présenter au concours d’archiviste-paléographe ! Le premier enrichissement notable vint de l’arrondissement de Grasse dont les archives conservées (fonds des évêchés de Grasse et de Vence, de l'abbaye de Lérins et couvents divers), furent récupérées non sans difficulté aux Archives du Var.

Henri de Flamare (1876-1882), archiviste-paléographe

Jeune archiviste bourguignon sortant de l’école des Chartes, Henri de Flamare ne resta que six ans à Nice pour devenir archiviste de la Nièvre. Il installa après son arrivée les Archives dans les locaux de la Préfecture. Il publia une étude sur les églises romanes de la région de Nice en 1878 et sur le prieuré Saint-Michel de Vintimille dépendant de Lérins et prépara une édition du Cartulaire de Lérins pour la Société niçoise en 1882

Henri Moris (1882-1920), archiviste-paléographe

Lui succéda un autre jeune chartiste qui fit l’ensemble de sa carrière à Nice, Henri Moris. Dans ce laps de temps, les Archives du département connurent un grand développement et reçurent un accroissement notable : les fonds d’ancien régime et plusieurs minutiers de notaires. Il publia en 1913 deux des principaux inventaires d’archives anciennes (séries religieuses G et H). Il entreprit également la rédaction de l’inventaire de la série L (période révolutionnaire) à laquelle il consacra certaines de ses nombreuses publications, la plus remarquable étant l’édition du cartulaire de l’abbaye de Lérins et de son supplément, ainsi qu’une histoire de cette abbaye.

Robert Latouche (1920-1927), archiviste-paléographe

Robert Latouche, jeune archiviste du Tarn-et-Garonne, s'efforça durant 7 ans de remédier, par des moyens de fortune à la vétusté de locaux saturés, défectueux, sans salle de tri, et composés de petites salles obscures au voisinage de la chaudière, du chauffage central et de tuyaux de chauffage. Les archives continuèrent à s’accroître : du fonds du tribunal de Nice, d’archives de l’insinuation du comté de Nice (1816-1860) et du tribunal de commerce de Nice (archives remontant au XVIIIe siècle). Il paracheva l’inventaire de la série L publié en 1924 et commença un relevé des fonds de l’Archivio di Stato de Turin concernant le comté de Nice pour préparer la publication d’un inventaire du fonds « Città et Contado di Nizza » achevé par son successeur. Nommé à la faculté des Lettres de Grenoble en 1927, il continua à consacrer des travaux à la région niçoise, publiant notamment en 1951 une importante histoire de Nice en 3 tomes.

Léo Imbert (1928-1941), archiviste-paléographe

Après le Tarn-et-Garonne, la Charente puis le Vaucluse, Léon Imbert entra en fonction dans un dépôt vétuste comptant 5 km de rayonnages. Il s’attacha en priorité à trouver un bâtiment d’archives, la chapelle de l’ancien grand séminaire à Cimiez, aménagée de façon moderne, avec monte-charge électrique en 1934. Les versements administratifs devinrent de plus en plus volumineux (enregistrement, juridictions…) ; les dépôts de minutes notariales et d’archives communales furent stimulés par les lois de 1924 et 1928. Il classa notamment le fonds de la Préfecture sous le Consulat et l’Empire. Conservateur des Antiquités et Objets d’art de 1928 à 1943, il fit un relevé des peintures murales et du mobilier des chapelles du pays niçois, dont il publia les inventaires dans Nice historique de 1947 à 1951 et dans L’art religieux ancien dans le comté de Nice en 1932. La retraite n’arrêta pas Léo Imbert qui mèna à bien le classement de la bibliothèque du chevalier de Cessole et resta rédacteur en chef de la revue Nice historique de 1936 à 1955 où il publia de nombreuses études.

Ernest Hildesheimer (1941-1978), archiviste-paléographe

Durant 37 ans Ernest Hildesheimer marque de son empreinte les Archives départementales. Il s’occupe au lendemain de la guerre et des négociations avec l’Italie de la remise à la France d’archives de la maison de Savoie conservées à Turin concernant l’histoire du comté de Nice, et du transfert vers les administrations françaises des archives locales intéressant les deux nouvelles communes française, La Brigue et Tende. Parmi les nombreuses entrées d’archives, citons l’ensemble des minutes médiévales de notaires grassois. On doit également à cet archiviste érudit l’inventaire du chapitre cathédral de Nice (2G) et de la série B (sénéchaussée de Grasse et justices subalternes) et un Guide des Archives des Alpes-Maritimes (1974) ainsi que de très nombreuses publications, notamment dans la revue Nice historique dont il fut longtemps le rédacteur en chef. De nombreuses décorations récompensèrent sa carrière.

Rosine Cleyet-Michaud (1978-1992), archiviste-paléographe

Directeur-adjoint dans le Loiret, Rosine Cleyet-Michaud prit la direction des Archives lorsque se prépara le chantier de déménagement des archives, dans le nouveau Centre administratif des Alpes-Maritimes. En 1982, le bâtiment fut inauguré à l’occasion du Congrès des Archives de France qui se tint à Nice ; un second archiviste-paléographe fut pour la première fois nommé comme adjoint, Geneviève Étienne. Le personnel s’accrut notablement, laboratoire photo et atelier de restauration furent créés, une informatisation précoce de l’ensemble des inventaires fut entreprise. Une masse considérable d’archives contemporaines fut collectée sous l’égide de Serge De Poorter. Sous l’impulsion de Geneviève Etienne, les dépôts des communes s’amplifièrent, l’action culturelle fut fortement développée avec la réalisation d’expositions et l’acquisition d’un archivobus pour desservir le haut-pays. Enfin les liens avec l'Université furent renforcés, marqués entre autres par l'organisation en commun de plusieurs colloques et la création d’un enseignement d’inititiation à l’archivistique.

Jean-Bernard Lacroix (1992-2013), archiviste-paléographe

En poste à Lorient, Bastia puis Digne, Jean-Bernard Lacroix fut nommé en 1992.
Se succédèrent comme directrices-adjointes Geneviève Etienne, Marie-Laure Robinson puis Hélène Cavalié en 2009.

À partir de 1997, les Archives basculèrent dans la révolution numérique avec les premières numérisations de cartes postales. En 2000 le Département créa son premier site Internet avec l’accès à l’ensemble des bases de données des Archives, suivi le 26 septembre 2005 de la mise en ligne de l’ensemble des registres paroissiaux et de l’état civil jusqu’en 1903, pour l’inauguration de la nouvelle extension du bâtiment des Archives.

Au 1er janvier 2013, les Archives départementales offraient 6,3 millions de pages aux internautes et conservaient environ 34 km d’archives. Elles réalisent chaque année une grande exposition accompagnée d’un catalogue.

Yves Kinossian (depuis 2013), archiviste-paléographe

En poste successivement dans les Vosges puis en Haute-Savoie, Yves Kinossian a été nommé en août 2013 ; Hélène Cavalié est son adjointe.