Autour de Grasse

Jardin de la Villa Noailles

Un jardin chantant : « Il y a des jardins que l’on dit parfumés. Je dirais que celui-là chante ». C’est ainsi que Charles de Noailles, mécène, producteur et collectionneur de
la première moitié du XXème siècle, décrivait son jardin grassois.

- Image en taille réelle, .JPG 1,57Mo (fenêtre modale)© Villa Noailles

Ce jardin entoure une bastide franciscaine datant du XVIIIème siècle, dont il fait l’acquisition dès 1923.

Ce n’est cependant qu’en 1947 que le Vicomte de Noailles pose ses valises en ce lieu que Ferdinand Bac décrivait comme « une maison patriarcale des champs du XVIIIème siècle, avec sa cour nymphée, ses cascatelles rustiques, son bosquet de cyprès et de myrtes à flanc de coteaux ».

Dès lors, l’aménagement du jardin occupa Charles de Noailles jusqu’à sa mort en 1981.

Un lieu où tout coule de source

Conservant intacte l’oliveraie en terrasse, le jardin se structure autour de la source dont Charles de Noailles disait qu’elle était « la chose la plus importante dans mon jardin ».

De terrasses en bassins, le lieu est ponctué de plantations mêlant les influences anglaises et italiennes, au sein desquels on trouve de rares espèces de Camélias (une variété automnale, le Camellia Sasanqua, porte d’ailleurs le nom de Noailles).

Ce jardin surprenant, aux ambiances changeantes, mais toujours empreintes d’une sérénité n’est pas sans rappeler le Vicomte, peu bavard et plus enclin à s’exprimer par son art du jardin que dans les soirées mondaines qu’animait son épouse Marie-Laure.

Restauré depuis le début des années 1990, le jardin a été classé Monument Historique en décembre 1996.

Propriétaires / Gestionnaires / Animateurs

Mme Sandrine Mognot.