Les Alpes-Maritimes au XIXe siècle

1860-1870 : les Alpes-Maritimes sous le Second Empire

Le traité de Turin, le 24 mars 1860, prévoyait la cession de la Savoie et de la province de Nice avec l’assentiment du peuple. Une consultation des Niçois est donc organisée en avril 1860.

Un affrontement se produit entre partisans de l’annexion emmenés par Victor Juge et Auguste Carlone, et opposants, moins nombreux. Le résultat du vote donne une écrasante majorité en faveur de l’annexion : 25 743 oui contre 160 non.

Le traité est entériné par le Parlement de Sardaigne le 25 mai malgré la protestation des députés niçois parmi lesquels Joseph Garibaldi. Le 14 juin se déroule la prise de possession des provinces par les nouvelles autorités françaises. Près de 3 000 Niçois préfèrent conserver la nationalité sarde et quittent Nice pour s’installer en Italie, parmi lesquels le comte Garin di Cocconato.

Le tracé de la frontière avec le nouveau royaume d’Italie, proclamé le 17 mars 1861, abandonne à ce dernier, pour des raisons stratégiques, Tende et La Brigue mais aussi une partie du territoire des communes d’Isola, Saint-Sauveur, Rimplas, Valdeblore, Saint-Martin-Vésubie et Belvédère. Le département des Alpes-Maritimes, créé le 23 juin 1860, comprend l’ancienne province de Nice, à laquelle on ajoute l’arrondissement de Grasse, pris au département du Var. Nice devient la préfecture d’un département de 4 000 km² divisé en 3 arrondissements (Nice, Puget-Théniers et Grasse) avec une population d’environ 187 000 habitants.

Dans les années 1860, Napoléon III oriente le régime vers davantage de libertés : droit d’adresse accordé au Corps législatif en 1860, droit de grève en 1864. Ces mesures favorisent la reprise d’une vie politique et les partis se renforcent : à gauche les républicains de Léon Gambetta et Jules Ferry, au centre un Tiers-parti favorable à l’Empire, à droite les bonapartistes. À Nice et dans son arrondissement, l’annexion est suivie par une période de tension politique provoquée par l’agitation des partisans de Garibaldi favorables à un retour à l’Italie. Les élections sont étroitement contrôlées par l’administration qui apporte son soutien aux candidats gouvernementaux comme François Malausséna, député et maire de Nice. C’est dans l’arrondissement de Grasse que l’opposition des républicains et des socialistes à l’Empire est la plus forte, surtout à partir de 1868.

Dates-repères

  • 24 mars 1860 : traité de Turin
  • 14 juin 1860 : annexion de la Province de Nice et de la Savoie

Adresse du roi Victor-Emmanuel 2 aux Niçois, 1er avril 1860 - Image en taille réelle, .JPG 154Ko (fenêtre modale)|

 

Les électeurs Niçois se rendant au bureau de vote, L'Illustration, 21 avril 1860 - Image en taille réelle, .JPG 131Ko (fenêtre modale)|

 

Option de nationalité sarde pour un habitant de Contes, 1861 - Image en taille réelle, .JPG 129Ko (fenêtre modale)|

 

Portrait d'Auguste Carlone - Image en taille réelle, .JPG 110Ko (fenêtre modale)|

 

Le département des Alpes-Maritimes depuis 1860 - Image en taille réelle, .JPG 71Ko (fenêtre modale)|

 

L'entrée de Napoléon 3 à Nice, 12 septembre 1860, Voyage de Leurs Majestés Impériales, dans le Sud-Est de la France, en Corse et en Algérie - Image en taille réelle, .JPG 106Ko (fenêtre modale)|

 

Appel du préfet à voter pour le candidat officiel lors des élections législatives de décembre 1860 - Image en taille réelle, .JPG 145Ko (fenêtre modale)|

 

Les conseillers généraux des Alpes-Maritimes lors de la session d'août 1864 - Image en taille réelle, .JPG 110Ko (fenêtre modale)|

 

Portrait de François Malausséna, maire de Nice, député des Alpes-Maritimes - Image en taille réelle, .JPG 97Ko (fenêtre modale)|

 

Profession de foi de François Malausséna, 26 septembre 1868 - Image en taille réelle, .JPG 153Ko (fenêtre modale)|