Pleins et déliés : histoire de l'écriture

L'écriture gothique primitive

Conservé par les Archives départementales des Alpes-Maritimes, le plus ancien document daté, provenant des archives de l’abbaye de Saint-Honorat remonte à 1022. L’écriture n’y est déjà plus l’écriture caroline.

Nous sommes ici en présence d’une écriture plus pointue qui a commencé à changer d’aspect. Les lettres composant un mot sont plus rapprochées et les mots plus distincts les uns des autres. Les arcatures nommées "brisures" deviennent plus aiguës. Cette écriture dite "gothique primitive" représente la transition entre l’écriture caroline et l’écriture gothique. Elle apparaît quand les scribes délaissent les plumes à becs carrés pour les plumes à becs biseautés.

Au même moment les abréviations se généralisent dans un souci d’économie du parchemin.

Au XIIe siècle la ponctuation se met en place et facilite la lecture. L’écrit est devenu de plus en plus indispensable dans une société en pleine mutation. La demande se développe à la fois dans le monde religieux (chartes fixant les privilèges) mais aussi dans les villes (gestion communale) ou encore dans les activités courantes comme les actes notariés (en Italie et en Provence).

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Donation à l'abbaye de Saint-Honora :

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Confirmation d'une donation à l'église Sainte-Marie d'Antibes :

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Donation à l'église de Nice :

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Bulle du pape Honorius II, confirmant les biens de l'église de Nice :

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