Messages éco-citoyens

Je remplace ma chaudière

Remplacer tous les 15 ans une chaudière, c’est réduire d’au moins 15 % l’énergie consommée.

Bénéficier des progrès de la technique

Avec les nouvelles chaudières "basse température" ou "à condensation", les économies d’énergie peuvent représenter de 12 à 20 %.

De plus, les nouvelles installations produisent moins de gaz à effet de serre : en France, le remplacement de toutes les chaudières de plus de 20 ans éviterait le rejet d’au moins 7 millions de tonnes de CO2.

Profiter de la fiscalité

Depuis le 1er janvier 2006, un crédit d’impôt (ou la somme correspondante si vous êtes exonéré) est accordé sur l’achat d’une nouvelle chaudière : 15 % pour un modèle "basse température", 25 % ou 40 % pour un modèle "à condensation".

J'entretiens mon véhicule

Un véhicule  mal entretenu et mal réglé peut consommer 25 % de carburant  de plus.

Sécurité pour tous

Un véhicule en bon état est avant tout un gage de sécurité pour tous les usagers de la route.

Surveiller la pression des pneus

Rouler avec des pneus sous gonflés entraîne une usure plus rapide et une sur-consommation de carburant. 0,5 bar de pression en moins, c’est déjà 2,4 % de consommation en plus. Il existe des pneus "basse consommation" qui réduisent celle-ci jusqu’à 5 %.

Penser à la révision

Un véhicule doit être réglé et révisé régulièrement (carburation, allumage, filtre à air, niveaux des liquides…), et passer le contrôle technique : tous les 2 ans à dater du 4e anniversaire de sa 1re mise en circulation, tous les ans pour un véhicule utilitaire.

Contrôler le filtre à air

S’il est encrassé, il peut entraîner une consommation supplémentaire, jusqu'à 10 % s'il est bouché.

J'entretiens mes appareils de chauffage

Une mesure de sécurité

Pour garantir la sécurité, la fiabilité et la longévité d'une chaudière, il est obligatoire de la faire entretenir tous les ans. Pour cela, vous pouvez souscrire un contrat d'entretien avec une société. Il est également conseillé de purger régulièrement les radiateurs afin qu'ils conservent toute leur efficacité.

Un entretien régulier, c'est une chaudière qui dure 2 à 3 fois plus longtemps.

Je modère la température

Passer de 20° C à 19° C, c'est 7 % de consommation énergétique en moins. 1 degré de moins pour tous économiserait l’équivalent de la consommation électrique annuelle de Marseille.

Dormir mieux

Une température de 16 ou 17° C dans la chambre, c’est meilleur pour le sommeil et pour les économies d’énergie. De même, il est recommandé de fermer les rideaux et les volets durant la nuit pour éviter les pertes de chaleur (30 à 50 % selon le vitrage).

Je me sers du fil à linge

Profiter du soleil et du vent

La corde à linge ou l'étendoir sont des moyens naturels pour faire sécher le linge.

Le sèche-linge électrique dépense environ 500 kWh par an.

Sur un an, un sèche-linge consomme 2 fois plus d'énergie qu'un lave-linge utilisé à 60°C.

J’utilise bien mon lave-linge

Chaque foyer français consacre 12 % de sa consommation d'eau au lavage du linge.

Adopter le bon programme

Faites tourner votre lave-linge quand il est à pleine charge. Une machine remplie est plus économique que 2 lavages en touche "éco" ou "demi charge".

Laver à basse température

Laver à la température la plus basse possible est recommandé. Un lavage à 40° C consomme 3 fois moins d'énergie qu'un cycle à 90° C, et en plus, il préserve le linge. Certaines lessives performantes permettent même de laver à froid !

Éviter le pré-lavage

Cette opération n'est plus nécessaire avec les textiles modernes et cela représente 15 % d'énergie économisée.

Essorer à grande vitesse

Si la matière des textiles l'y autorise : l'opération, plus brève, consomme moins d'électricité et le linge sèchera plus vite.

Adopter les auxiliaires de lavage

Ces boules de caoutchouc recyclé, glissées dans le tambour de l'appareil, permettent de réduire l'apport en lessive en accentuant le brassage du linge (environ 20 % de lessive en moins).

Bien investir

Lors de l'achat d'un lave-linge, choisir de préférence un modèle de classe A ou A+.

Je choisis mes lessives

L'important dans le choix d'une lessive est le temps qu'elle met pour se dégrader complètement. Moins de 28 jours est un bon objectif. Evitez les adoucissants qui libèrent des tensio-actifs en quantité dans l'environnement.

Une sélection rigoureuse

À quels critères doit aujourd'hui répondre une lessive pour préserver l'environnement ?

  • Elle doit être concentrée (moins de produit et moins d'emballage pour une même efficacité de lavage).
  • Elle doit contenir des tensio-actifs (agents lavants) d'origine végétale.
  • Elle doit être"écolabelisée".

Encore un petit effort

En ce qui concerne le dosage, il faut se baser sur les quantités minima conseillées, voire un peu moins : message qui commence à être reçu, à en croire la consommation moyenne de poudre, qui est passée de 150 g par lavage en 1997 à 110 g en 2002.

Ce pas en avant a permis de réduire de 100 000 tonnes la masse totale de lessive utilisée.

Je ferme le robinet, une attitude responsable

Un robinet qui coule sans raison doit déclencher un réflexe de fermeture immédiat. La quantité d’eau économisée dans ce cas est énorme.

Dans cet esprit, lorsque l’on se brosse les dents, il est préférable de se rincer avec un verre à dents (10 000 litres d’eau gaspillés par an).

De même, il est facile de remplir un peu le lavabo pour nettoyer son rasoir.

Si on laisse couler l’eau :

  • 1 brossage de dents = 12 litres/minute
  • 1 rasage = 18 litres/minute

Je contrôle le débit des robinets

Une double action

Économiser l’eau chaude, c’est économiser à la fois l’eau et l’énergie nécessaire à son chauffage. Il existe aujourd’hui des dispositifs simples, à poser sur les robinets ou les flexibles de douche, qui limitent sensiblement la consommation, tout en conservant la même efficacité d’utilisation.

La bonne position

Laisser de préférence les robinets mitigeurs en position "froid" pour éviter de demander de l’eau chaude ou tiède alors qu’on a besoin, la plupart du temps, d’eau froide.

Réduction du débit d’eau par équipement

  • robinet mitigeur : 10 %
  • aérateur (ou mousseur) : jusqu'à 50 %
  • pomme de douche "éco" : jusqu'à 50 %

Je me préserve des grosses chaleurs

Faire de l’ombre

Dans tous les cas, le plus efficace est l’installation de protections solaires (volets, persiennes, stores, pare-soleil, films solaires collés sur les vitrages…). 

Si vous avez un jardin, pensez à planter des végétaux à feuilles caduques qui vous protègeront des rayons du soleil en été et laisseront passer la lumière et la chaleur en hiver.

Empêcher l’air chaud d’entrer

Une pièce se réchauffe excessivement quand la chaleur extérieure pénètre par les murs, les toits, les vitrages ou par infiltration d’air. 

Le remède tient dans une bonne isolation du logement : double vitrage, isolants sous toitures, le long des murs, au sol…

Dans la journée, maintenez fermés portes, volets et fenêtres. Le soir venu, profitez de la fraîcheur extérieure et aérez votre logement.

Rafraîchir en ventilant

L'apport d'un ventilateur ne fait pas nécessairement baisser la chaleur dans une pièce, mais il

permet de mieux la supporter.

Rafraîchir par évaporation d'eau

L'évaporation de l'eau fraîche dans un air sec permet aussi de lutter contre la chaleur. Vous pouvez utiliser des appareils spécialement conçus, comme les brumisateurs.

Mais avec un peu d'astuce vous arrivez à des résultats aussi satisfaisants. Il suffit d'humidifier le carrelage ou de remplir une bassine d'eau, d'y tremper une serviette, de la poser sur un séchoir ou le

dossier d'une chaise en laissant la partie inférieure tremper dans l'eau. Placez ensuite un ventilateur devant et le tour est joué !

Si malgré tout, je dois climatiser

Je choisis un climatiseur performant et de qualité. L'appareil doit avoir un coefficient d'efficacité frigorifique égal au moins à 3.

Depuis avril 2005, l'étiquette énergie est obligatoire pour tous les climatiseurs domestiques d'une

puissance inférieure à 12 kW.

J’optimise ma chasse d’eau

Réduire le volume

En mettant par exemple une bouteille lestée dans le réservoir des toilettes, cela diminue d’autant le volume et donc la consommation d’eau.

Adopter le double débit

Des chasses d’eau économiques proposent aujourd’hui deux types de débit : 3 ou 6 litres d’eau, contre 9 litres pour une chasse d’eau classique.

Économiser l’eau

À la campagne, les toilettes sèches peuvent être une alternative pour économiser l’eau. Renseignez-vous !

En France, une personne utilise en moyenne 30 litres d’eau par jour pour ses WC, soit 20 % de sa consommation quotidienne.

Je lutte contre les fuites

Vérifier le débit

Un bon moyen pour traquer les fuites d’eau, c’est de relever le compteur le soir avant de se coucher et de faire la même chose le matin, sans avoir ouvert ni robinet ni appareil ménager : si les chiffres sont identiques, tout va bien. Sinon, il y a une fuite.

Au total, les fuites sont à l’origine d’un gaspillage qui représente 20 % de notre consommation.

Retrousser ses manches

La plupart du temps, il s’agit d’un simple joint défectueux : cela vaut la peine d’apprendre à le changer.

Les fuites (en eau potable gaspillée par jour) :

  • un robinet = jusqu’à 120 litres
  • une chasse d’eau = 600 litres

soit la consommation/jour d’une famille de 4 personnes.

Je préfère la douche au bain

Prendre une douche plutôt qu'un bain, c'est diviser au minimum par trois sa consommation d'eau : ce calcul est valable si le robinet est coupé pendant que l'on se savonne et que l'on ne prolonge pas inconsidérément le plaisir de la douche.

Une douche de 4 à 5 minutes consomme 30 à 80 litres d'eau et un bain 150 à 200 litres.

Je cuis au four traditionnel

Chasser les courants d’air :

Ouvrir la porte d’un four pendant qu’il fonctionne gaspille beaucoup de chaleur : pour évaluer la cuisson de votre préparation, il vaut mieux se servir de l’éclairage de contrôle.

Profiter de la chaleur :

Dans le cas d’un four à pyrolyse, le nettoyage doit être programmé dans la foulée d’une cuisson, pour bénéficier de la chaleur accumulée.

Je réchauffe au micro-ondes (à utiliser avec modération)

Les aliments peuvent se décongeler au réfrigérateur, sans l’aide du micro-ondes : c’est moins rapide mais cela ne consomme aucune énergie.

La cuisson des plats au micro-ondes, et surtout ceux contenant beaucoup d’eau, comme les légumes, est à éviter.
Le micro-ondes est idéal pour réchauffer les aliments.

Un four à micro-ondes consomme moins d’énergie pour réchauffer un plat qu’un four traditionnel.

J’optimise la cuisson

Le bon achat

Une casserole à fond plat, avec un diamètre adapté aux plaques, exploite au maximum les capacités de votre cuisinière.

De même, l’usage d’un couvercle réduit de façon significative l’énergie consommée.

Profiter de l’inertie

Les plaques de cuisson électriques continuent de chauffer durant 15 minutes après extinction (sauf les plaques à induction) : cette chaleur, entièrement gratuite, mérite d’être utilisée lors d’une cuisson longue.

Maintenir 1, 5 litre d’eau en ébullition dans une casserole demande 4 fois moins d’énergie avec un couvercle.

 

J’économise l’eau

Le "bon" lave-vaisselle :

  • appartient à la classe énergétique A ;
  • tourne à pleine charge et en programme "éco" ;
  • évite le pré-rinçage, si la vaisselle n’est pas très sale.

Un peu de méthode

Faire la vaisselle à la main ne doit pas être synonyme de gaspillage : aller du moins sale vers le plus sale, économiser l’eau (fermer le robinet pendant le lavage) et utiliser juste ce qu’il faut de nettoyant, écolabellisé bien sûr, telle est la bonne méthode.

Les bienfaits du lave-vaisselle

 Faire sa vaisselle à la machine peut être plus économique en eau et en électricité si le lave-vaisselle est peu gourmand en énergie et utilisé de façon optimale.

Bien sûr, il ne faut pas rincer la vaisselle avant de la mettre dans l’appareil, car cela consomme de l’eau inutilement.

Je veille à l’entretien de mon réfrigérateur

Prendre garde à la chaleur

Les instruments de cuisson (four, cuisinière…) sont des équipements qui doivent être placés à l’écart du réfrigérateur. De même, celui-ci ne doit pas accueillir des aliments chauds qui lui demandent une énergie supplémentaire pour produire du froid et augmente donc sa consommation.

Contrôler la température

La conservation des aliments nécessite une température comprise entre 1° C (étages du haut), et 5° C (étages du bas). Dans un congélateur, elle doit être de -18° C. En plaçant un thermomètre dans le bac à légumes du réfrigérateur (température la plus élevée), il est facile de réguler la dépense d’électricité.

Dégivrer régulièrement

Dès que la couche de grive dépasse 2 à 3 mm, il est impératif de dégivrer vos appareils pour qu’ils consomment moins.

Nettoyer la grille une fois par an

La grille située à l’arrière du réfrigérateur est chargée d’expulser la chaleur extraite de l’appareil. Elle doit être vérifiée et nettoyée chaque année.

Vérifier l’étanchéité des portes

L’apparition rapide du givre, c’est souvent des joints fatigués. Pour le vérifier, il suffit de fermer la porte du réfrigérateur sur une feuille de papier : si on la retire facilement, les joints sont à changer.

Hausse de consommation d’électricité :

> 1/2 cm de givre augmente de 30 % et plus la consommation des réfrigérateurs et congélateurs.

Je bois l'eau du robinet

Changer les idées reçues

L’eau du robinet est parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale. En France, la consommation d’eau en bouteille a été multipliée par 2 en 20 ans, ce qui représente des milliers de kilomètres parcourus, des tonnes de carburant consommé et de CO2 émis avant d’arriver sur notre table.

Sans compter les milliards de bouteilles plastique qui en résultent et qui augmentent le volume des poubelles. Seules 5 bouteilles sur 10 sont recyclées : pensez à les trier !

Améliorer le goût

Pour retirer le goût de chlore, on peut fixer un filtre sur le robinet (s’assurer qu’il ne supprime pas aussi les sels minéraux comme le calcaire, indispensable à la santé). Plus simplement, le problème peut être résolu en versant l’eau dans une carafe, le chlore s’évaporant au contact de l’air.

En France, 1 % seulement de l’eau du robinet est destinée à la boisson. L’eau minérale coûte au minimum 50 fois plus cher que l’eau du robinet.

Je trie mes déchets

Bien trier pour bien recycler

Le tri des déchets est un acte volontaire indispensable pour l’environnement et c’est dans la cuisine qu’il commence.

Chacun d’entre nous doit suivre les consignes de tri de sa commune pour ne pas perturber le recyclage.

Les déchets organiques sont réservés au compost (cf. chapitre Jardin, p. 58-59). Les briques alimentaires, également recyclables, sont utilisées par exemple dans la fabrication de cartons et de meubles.

1 tonne de briques alimentaires recyclées équivaut à 2 tonnes de bois préservé.

(Astuce éco-citoyenne extraite de l'ouvrage "Le Petit Livre Vert pour la terre" avec l'aimable autorisation de la Fondation pour la nature & l'homme)

J’évite le jetable

Les lingettes sont pratiques mais produisent 3 à 6 fois plus de déchets que les produits traditionnels.

Une solution avantageuse :

L’éponge, la serpillière et le torchon, peuvent être utilisés plusieurs fois, à l’inverse du papier essuie-tout et des lingettes à usage unique.

Les lingettes de nettoyage ménager permettent d’utiliser moins d’eau, mais elles génèrent plus de déchets que les produits traditionnels tout en contribuant à la pollution de l’air. En plus elles coûtent beaucoup plus cher.

(Astuce éco-citoyenne extraite de l'ouvrage "Le Petit Livre Vert pour la terre" avec l'aimable autorisation de la Fondation pour la nature & l'homme)

J'aère régulièrement

Après fermeture des radiateurs, aérer pendant 5 minutes renouvelle l’air d’une pièce.

Retrouver un air pur

Nos activités multiples dégagent des excédents d’humidité ou des polluants à l’intérieur de notre logement : respirer, faire la cuisine, subir des émanations diverses (colle, vernis, peinture, aggloméré et autres matériaux, parfums d’intérieurs, allergènes…), autant de risques inutiles pour la santé. Sans parler du tabac, qui est la première cause de pollution dans la maison. La meilleure façon de rétablir à l’intérieur la qualité de l’air, c’est d’aérer toutes les pièces, même en hiver : 5 minutes suffisent.

La ventilation mécanique contrôlée

Bien connue par son abréviation, la VMC est l’équipement idéal pour ventiler un logement, sous réserve qu’elle soit régulièrement et correctement entretenue.

(Astuce éco-citoyenne extraite de l'ouvrage "Le Petit Livre Vert pour la terre" avec l'aimable autorisation de la Fondation pour la nature & l'homme.)

Je maîtrise mon chauffage d’appoint

Comme son nom l’indique, un chauffage d’appoint au fioul ou au gaz doit être utilisé de façon intermittente, et jamais la nuit. (Astuce éco-citoyenne extraite de l'ouvrage "Le Petit Livre Vert pour la terre" avec l'aimable autorisation de la Fondation pour la nature & l'homme).

J’utilise des thermostats d’ambiance

Un équipement adapté

Le thermostat d’ambiance, installé dans une pièce à vivre (séjour, salle à manger), permet de maintenir un logement à température constante. Le plus performant est sans aucun doute le thermostat d’ambiance programmable ou thermostat à horloge : il permet de programmer une baisse de température du chauffage quand les besoins sont moins importants (la nuit ou en cas d’absence).

Une chaleur gratuite

Les robinets thermostatiques sont un bon complément. Dans le cas d’une installation comportant des radiateurs à eau chaude, ils tiennent compte des apports de chaleur "gratuits" (ensoleillement, appareil de cuisson…). Ils doivent être placés dans une autre pièce que le thermostat d’ambiance.

Une fiscalité avantageuse

Un crédit d'impôt (réduction ou crédit de la somme correspondante en cas d'exonération) peut être alloué aux personnes faisant l'acquisition d'un appareil visant à réguler le chauffage.

L'installation d'un système de programmation et de régulation permet de faire des économies de 10 à 25 % sur le chauffage.

Je baisse le chauffage en cas d’absence, une question de bon sens

Passer de 20°C à 19°C représente 7 % de consommation d'énergie en moins.

Baisser le chauffage lorsque l'on sort quelques heures doit devenir une évidence. Si c'est pour plusieurs jours, il faut prendre soin de le mettre hors gel (8°C en général).

Je limite la température, une habitude saine

19°C suffisent dans le séjour.
Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais passer de 20°C à 19°C représente 7 % de consommation en moins.

N'oublions pas que le chauffage de nos logements représente 18 % des émissions de CO2 des ménages français.

Pourquoi laisser allumée une pièce vide ?

Voilà encore un gaspillage d’énergie qui peut être évité facilement : n’oublions pas que 3 ampoules de 75 W qui restent allumées une soirée consomment autant qu’une lessive à 60° C.

Je choisis mon éclairage - La solution : les lampes basse consommation (LBC)

D’une durée de vie de 6 à 8 fois supérieure aux ampoules à incandescence, les LBC ou "fluo compactes" consomment 5 fois moins d’électricité.

Les LBC sont placées de préférence là où elles restent longtemps allumées : coin lecture, coin repas, cuisine… Après usage, les LBC doivent être rapportées au distributeur ou déposées à la déchèterie.

Une puissance adaptée aux besoins :

Un éclairage maîtrisé, c’est autant d’électricité économisée : il vaut mieux réserver les LBC 15/20W pour le coin lecture par exemple. Les LBC 9W

suffiront près du téléviseur ou de l’ordinateur. Proscrire les lampes halogènes. Très gourmandes (300/500W) et rarement nécessaires, les lampes halogènes consomment autant d’électricité qu’une vingtaine de LBC de 15 W.

En respectant tous les conseils relatifs à l’éclairage présents dans cet ouvrage, vous pourrez économiser jusqu’à 70 % de votre consommation électrique consacrée à l’éclairage.

Les équivalences

Ampoule classique

LBC

40 W

9 W

60 W

15 W

100 W

20 W

Je profite de la lumière du jour - Un éclairage gratuit

La lumière naturelle est à consommer sans modération : la proximité d’une fenêtre est idéale pour installer le coin à vivre, un fauteuil ou un bureau.

Attention aux ombres portées sur le plan de travail, le bureau doit être placé perpendiculairement à la fenêtre.

Le mieux est l’éclairage naturel par le plafond (vasistas), il est uniforme et encore plus efficace.

De même, plus les murs de la pièce sont clairs, plus ils réfléchissent la lumière : un moyen simple d’y voir clair

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Astuce extraite de l'ouvrage "Le Petit Livre Vert pour la Terre" avec l'aimable autorisation de la Fondation pour la nature & l'homme (www.defipourlaterre.org).

Devenez auto-producteur d’énergie

Le département des Alpes-Maritimes, avec des températures clémentes tout au long de l’année, est celui bénéficiant du plus grand ensoleillement. Il est possible de profiter de toute cette énergie solaire pour devenir producteur d’électricité photovoltaïque.

L’installation de panneaux photovoltaïques permet de convertir l’énergie solaire en électricité qui pourra ensuite servir à la consommation du foyer (autoconsommation) et le surplus pourra être revendu sur le réseau. Selon l’ADEME, une installation de 25 m2 de modules photovoltaïques peut produire en un an l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage, cuisine et eau chaude) d’une famille de 4 personnes, soit environ 2 500 kWh.

En cas de vente des surplus, un contrat de rachat de 20 ans doit être conclu avec Electricité de France ou une régie locale de distribution d’électricité. Le tarif d'achat en vigueur au moment de la signature du contrat restera valable pendant toute la durée du contrat.

Votre investissement sera rentabilisé en quelques années et générateur de revenu par la suite. Il participera également à sécuriser la fragilité de l’approvisionnement électrique du département.

Tentez l’écotourisme ! (spécial été !)

Le véritable éco-touriste privilégie les modes de transports actifs (marche, vélo…).

Les vacances d’été approchent et vous programmez votre séjour. Le mode de transport choisi pour vos vacances est loin d’être neutre pour le réchauffement climatique. Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) pour 1 km parcouru et par personne sont respectivement de 25 g pour le TGV, 50 g pour une voiture remplie de 5 personnes et supérieures à 250 g pour un avion court courrier 2e classe.

Pour limiter l’impact de vos loisirs, préférez des destinations locales et optimisez vos déplacements. Partez moins souvent mais plus longtemps et choisissez des hébergements éco-labellisés.

Les Alpes-Maritimes regorgent de destinations nature à découvrir : le Mercantour, le Parc Naturel Régional des Préalpes d’Azur, le Parc Alpha, la réserve biologique des Monts d’Azur et 17 parcs naturels départementaux. Choisissez un guide RandOxygène, chaussez vos chaussures de marche et offrez-vous les grands espaces.

Remplir une voiture, c’est presque aussi efficace qu’un bus plein

En remplissant votre voiture vous économisez de l’argent, du pétrole et réduisez l’impact de votre voyage sur la santé de vos concitoyens et celle de la planète. Chaque année en France, des sièges vides parcourent des milliards de kilomètres. Ne l’oublions pas, la voiture particulière est responsable de 40 % à 70 % des polluants atmosphériques urbains et de 20 % des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique.

En offrant les sièges vides au cours de vos déplacements à d’autres usagers, vous réduisez votre facture et votre empreinte environnementale. Il existe aujourd’hui de nombreux prestataires de covoiturage qui vous permettent en quelques clics sur votre téléphone mobile de trouver des compagnons de voyage.

En doublant le nombre de personnes par voiture, c'est-à-dire en passant de la moyenne de 1,5 personne/voiture actuelle à 3 personnes par voiture, 40 milliards d’euros par an seraient économisés et les émissions de GES seraient réduites de 10 %.

Pour des déplacements plus conviviaux, moins chers et éco-citoyens, optez pour le covoiturage !

Ouverture du marché de l’électricité et offre verte

La fourniture d'électricité n'est plus un monopole depuis 2007 mais la moitié des français ne le sait pas. En 2014, 50 % d'entre eux ignoraient qu'ils pouvaient changer de fournisseur (baromètre annuel Energie-Info, www.energie-info.fr).

Parmi la dizaine de fournisseurs sur le marché des particuliers, certains ont une offre d'énergie 100 % " verte ", c'est-à-dire produite exclusivement à partir d'énergies renouvelables telles que l'énergie hydraulique, éolienne, solaire, géothermique, houlomotrice et marémotrice ou encore l'énergie issue de la biomasse (bois, gaz de décharge, gaz de stations d'épuration d'eaux usées, biogaz...).

Dans ces offres, le contenu CO2 du kWh peut varier dans un rapport de 1 à 20 (de 50 g CO2/kWh à 1000 g CO2/kWh), selon que l'on choisit une électricité produite à partir du soleil et du vent ou plutôt à partir de charbon.

Votre chauffage électrique consomme beaucoup d’énergie, pourquoi ne pas profiter des calories gratuites présentes dans l’air extérieur ?

C’est le principe de la pompe à chaleur. Pour une consommation électrique X donnée, la chaleur restituée pour le chauffage est de minimum 3,5 x X (Coefficient de Performance minimum de la pompe à chaleur)

Le saviez vous, en hiver, une pompe à chaleur refroidit l’air (pourtant déjà froid) qui se trouve à l’extérieur et injecte cette énergie récupérée dans votre maison sous forme de chaleur. Une pompe qui consomme 1 MWh d’électricité vous permet en moyenne de diffuser 3,5 MWh de chaleur dans votre maison.

En Scandinavie et aux USA, 9 maisons sur 10 sont construites en bois contre moins de 1 sur 10 en France.

Une ossature bois permet de réduire de 90 % l’impact CO2 du gros œuvre d’une maison  individuelle par rapport à une ossature en maçonnerie traditionnelle.

Pour construire l’ossature d’un logement standard avec du béton, il faut brûler l’équivalent de 10 000 litres de pétrole, soit autant qu’une voiture durant toute sa vie. Pour construire l’ossature d’un logement standard avec du bois, (mais quand même avec ce qu’il faut de béton pour les fondations), seulement l’équivalent de 1 000 litres de pétrole est nécessaire.

En choisissant une solution bois pour votre logement, vous assurez le déploiement d’une filière de construction local et durable et allégez très significativement votre bilan Carbone.

La climatisation sur l’autoroute

Sur autoroute, privilégiez la climatisation aux fenêtres ouvertes. La climatisation n'augmente que de 6 % vos émissions de GES sur un voyage sur autoroute à 130 km/h, alors que rouler les fenêtres ouvertes les augmente de 8 à 20 % (selon le nombre de fenêtres ouvertes. On retient 15 % pour les calculs).

La climatisation augmente donc vos consommations de gazole de 13 ,5 litres contre 33,5 litres pour les fenêtres ouvertes, ce qui correspond à des émissions respectives de 40 kg éq CO2 / an et 100 kg éq CO2 / an pour les fenêtres ouvertes.

Sur l'ensemble de vos déplacements sur autoroute, lorsque la température nécessite d'être baissée, privilégier la climatisation aux fenêtres ouvertes vous permet donc l'économie de 60 kg éq CO2 /an.

Bien évidemment, si climatisation il doit y avoir, privilégiez une température de 26° C plutôt que 19° C lorsque la température est de 30° C.

Je baisse le chauffage lorsque je m’absente

Je m’absente pour quelques heures, je baisse le chauffage. 

Je m’absente pour plusieurs jours, je mets le chauffage en hors-gel. 

Passer de 19° C à 8° C permet une économie de 75 % de votre consommation d’énergie et des émissions carbone associées sur cette période.

Générez moins de déchets

  • Triez bien vos déchets : verre, papier, carton, métal et plastique... ;
  • Buvez l'eau du robinet ;
  • Évitez les produits jetables et les emballages ;
  • Refusez la publicité dans votre boîte aux lettres.

« Réduire de moitié sa consommation de papier »

Une page A4 génère l’émission de presque 7 g éq CO2.

Sachant qu’un employé de bureau consomme annuellement près de 80 kg de papier en France – soit près de 3 ramettes par mois – réduire de moitié sa consommation mensuelle équivaudrait à économiser 53 kg éq CO2 par an.

 Quelques pistes : configurer les imprimantes sur l’option recto-verso, essayer l’impression en format livret, privilégier le papier 100 % recyclé, envisager les modes d’échange et d’archivage numériques.