Le patrimoine sportif

Aujourd’hui reconnu comme un département sportif, les Alpes-Maritimes ont longtemps souffert, dans ce domaine, d’une absence criante d’équipements.

Image en taille réelle, .JPG 100Ko (fenêtre modale)|Nice, stade Charles Erhmann© DR

Pourtant, l’histoire du sport s’est conjuguée très tôt sur la Côte d’Azur, grâce aux hivernants.

Ces derniers y ont introduit la pratique de nombreux sports, individuels et collectifs,  dans le courant du XIXe siècle, comme le nautisme, le tennis ou les sports mécaniques, rejoints par d’autres sports plus populaires comme le football et le cyclisme. C’est dans les grandes villes que se sont édifiées les infrastructures sportives.

Ainsi, à Nice, les vastes étendues planes de la plaine du Var ont attiré les sportifs niçois dès le début du XXe siècle. Les premières équipes de football et de rugby s’y entraînent aux stades des Grenouillères (1908) et du Bois de Boulogne bien avant que le stade du Ray ne devienne le plus haut-lieu du football niçois. Le Stade du Ray est entièrement reconstruit alors que l’OGC Nice  emporte le double titre de champion de France et vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1951.

Si les années 1920-1930 sont marquées par la réalisation des terrains de sport, les années 1960 se distinguent par la construction de salles omnisports (salle de Magnan, Leyrit, Gorbella) et de piscines (Jean Médecin, Saint François, Gorbella, Saint Roch). Lorsqu’il succède à son père à la tête de la Ville de Nice, Jacques Médecin se prononce rapidement en faveur de la construction d’un deuxième stade niçois d’envergure dédié à l’athlétisme. Il suit les conseils de son adjoint au sport, Charles Ehrmann, qui conduit le projet.

Le stade ouvre ses portes en 1973 et en 1975 une Halle des Sports lui est adjointe. Les autres villes du département ne disposèrent longtemps que d’équipements de moindre importance et il fallut attendre la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle pour voir surgir salles et stades, à l’architecture audacieuse, pouvant accueillir plusieurs milliers de spectateurs à Cannes, Antibes et Nice.

Il faut également signaler l’importance du patrimoine lié aux sports d’hiver, comme le tremplin de saut à ski de Beuil-les-Launes (1930) et le téléphérique d’Auron (1937).