Nature, culture et paysages des Alpes-Maritimes

La forêt et l’élevage

Au Moyen Âge, la place de l’élevage était prépondérante dans l’économie et les troupeaux bénéficiaient d’un domaine extrêmement vaste depuis les premières collines jusqu’aux alpages.

Ce n’étaient pas seulement les terres gastes, les friches incultes, mais aussi les forêts, où se pratiquait le glandage, et les terres agricoles en jachères ou libérées de leurs récoltes. Les parcours se composaient, d’une part, des pâturages d’hiver et de printemps, d’autre part, des pâturages d’été. La stabulation abrégée par le peu de ressources fourragères conduisait à une longue occupation du terrain qui compromettait la production des pâturages par le piétinement du sol. Les troupeaux formés pour une bonne part de chèvres pacageaient dans les coupes de bois et empêchaient ainsi leur régénération.

Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que s’est produite une transformation radicale avec la régression de l’élevage ovin et caprin  liée à l’amorce de désertification rurale à partir des plus hautes implantations humaines et l’extension de l’élevage spéculatif des bovins favorisé par la demande de produits laitiers des villes côtières en plein essor démographique par le fait du tourisme.

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